Le Sénégal progresse de trois places au classement Beach Soccer World Wide publié le 2 juin 2025, suite à sa belle performance à la Coupe du Monde où il a atteint les demi-finales. Dans cet entretien accordé à wiwsport, le sélectionneur national Ngalla Sylla revient sur les critères de ce classement, les compétitions qui y pèsent, ainsi que les perspectives pour les Lions du sable.
Coach, le Sénégal a terminé en demi-finales de la Coupe du Monde et se retrouve à la 7e place mondiale. Comment expliquer ce classement ?
Nous sommes 7e au niveau mondial, parce que nous étions 4e lors de la Coupe du Monde. Ce classement est global, pas seulement basé sur la Coupe du Monde. Il prend en compte toutes les équipes. Il faut se rappeler que le Sénégal était 10e mondial avant la Coupe du Monde. C’est parce qu’on est arrivé jusqu’en demi-finales qu’on a fait ce bond pour atteindre la 7e place.
Quelles sont les compétitions qui pèsent le plus dans le calcul du classement mondial ?
Les compétitions les plus importantes, c’est d’abord la Coupe du Monde. Ensuite viennent les compétitions continentales : chez nous, c’est la Coupe d’Afrique ; en Europe, la Coupe d’Europe ; en Asie également. Il y a aussi les tournois organisés par Beach Soccer Worldwide, et d’autres tournois ou matchs amicaux organisés par d’autres structures. Mais ces derniers rapportent moins de points. Par exemple, dans un tournoi comme celui de Salvador (8 équipes) , tu gagnes 150 points ; alors qu’un tournoi comme celui de Haddawi au Maroc, avec 4 équipes, rapporte 50 points. Pour chaque match joué, il faut aussi déclarer la compétition, écrire à Beach Soccer Worldwide et transférer les résultats pour que les points soient comptabilisés.
Est-ce que le Sénégal a perdu des points en ne jouant pas plus de compétitions internationales ?
Le Sénégal ne perd pas de points, mais il n’en gagne pas non plus si on ne joue pas assez. Dans ce cas, d’autres équipes peuvent te rattraper. Mais récemment, on a beaucoup joué. À part le Maroc, c’est le Sénégal qui a disputé le plus de matchs amicaux. Et notre chance, c’est qu’on participe régulièrement à la Coupe d’Afrique et à la Coupe du Monde. À un moment, le Maroc nous talonnait, mais comme il ne participe pas à la Coupe du Monde, l’écart s’est creusé. Aujourd’hui, nous sommes 7e et le Maroc 17e. Cela montre que le Sénégal progresse. En Coupe du Monde, quand tu bats une équipe comme l’Espagne ou l’Italie, tu gagnes beaucoup de points. Le classement le reflète, cette progression récompense notre régularité.
Quels sont vos objectifs pour les mois à venir, notamment pour améliorer ce classement ?
Pour l’instant, il n’y a rien de prévu à part le championnat du Sénégal. Nous sommes à l’écoute de nos fédéraux, de la CAF et de Beach Soccer Worldwide. Il y a un tournoi majeur : la Coupe Intercontinentale. Mais nous revenons de la Coupe du Monde, donc les joueurs sont en train de récupérer. Le calendrier des prochaines échéances n’est pas encore défini.
Quand reprend le travail avec la sélection nationale ?
Il n’y a pas de programme actuellement pour l’équipe nationale. On va dire que nous sommes au repos. Pour le championnat, nous serons là pour superviser. Et peut-être, au niveau de l’encadrement, organiser des stages en concertation avec notre direction technique nationale et la fédération.
Propos recueillis par Nafy Amar FALL






















