
Les semaines se suivent et se ressemblent en ce moment pour Arsenal, qui traverse une interminable zone de turbulences. Sur la pelouse d'Anfield, les Gunners jouaient ni plus ni moins que leur place dans les 4 premiers, histoire de ne pas aborder le sprint final dans une position de chasseur jamais enviable dans un championnat si homogène. Mais Arsenal n'a rien réussi de tout cela, pire, il s'est encore enfermé un peu plus dans ses doutes en concédant un revers (3-1) qui illustre sa fébrilité actuelle dans tous les secteurs : offensif, défensif et mental.
La conséquence comptable, c'est désormais une 5e place occupée par les hommes d'Arsène Wenger, un strapontin peu enviable mais qui sonne comme un moindre mal puisque le 6e, Manchester United, avait été ralenti quelques heures plus tôt par Bournemouth (1-1). Toujours est-il que ce succès net et sans bavures de Liverpool, qui n'était pas au mieux avant de match (3 défaites lors des 5 dernières journées), accable un peu plus les Londoniens, pour qui une non-qualification en C1 en fin de saison s'apparenterait à un petit cataclysme.
Mané et Firmino dopent les Reds
Amoindri par l'absence d'Özil, malade, Arsenal se présentait avec Giroud de retour en pointe mais sans Alexis Sanchez, sur le banc au coup d'envoi. Un choix plutôt curieux pour celui qui constitue l'arme offensive n°1 d'Arsenal. Difficile d'y voir une conséquence directe mais c'est en tous cas Liverpool qui a pris le jeu à son compte en mettant de la vitesse et de l'intensité dans le pressing. Rapidement, cette approche a été payée par l'ouverture du score de Firmino, seul au second poteau après un centre-tir de Mané (1-0, 9e). Un démarrage idéal pour les Reds qui tranchait avec la timidité des Gunners, incapables de produire une séquence de jeu construite et asphyxiés au milieu par le trio Can-Wijnaldum-Lallana.
Sans être flamboyant mais avec application, Liverpool a pu prendre la mesure d'un adversaire qui n'a jamais trouvé ni solution ni fil directeur dans sa conduite du match. Le break est intervenu avant même la mi-temps, sur un bon décalage de Firmino qui a rendu à Mané la monnaie de sa pièce (2-0, 40e). L'affaire aurait même pu prendre des allures de correction si Coutinho avait eu plus de réussite devant Cech (29e, 45e).
Alexis n'a pas suffi
L'entrée d'Alexis Sanchez dès la pause a instantanément dynamisé pas seulement l'attaque mais toute l'animation londonienne. Giroud a été tout proche de tout relancer mais Mignolet et la barre se sont interposés (48e) et c'est Welbeck, bien servi par le Chilien, qui a pu devancer Mignolet (2-1, 57e). Une étincelle qui sera sans suite. En dépit des entrées de Walcott et Lucas Perez, Arsenal est resté enfermé dans une forme de torpeur qui l'a empêché d'envisager concrètement un retour.
Une tête de Matip sans danger pour Cech (76e), une autre d'Origi sur le poteau (83e) auraient même pu sceller le sort de la partie, chose dont s'est finalement chargé Wijnaldum au bout du temps additionnel (3-1, 90e). Arsenal ne va pas mieux la mauvaise série n'est peut-être pas terminée : mardi, il faudra réceptionner le Bayern Munich en 8e de finale retour, avec plus qu'un sérieux handicap.
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