Face à la presse ce samedi soir, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est largement revenu sur la détention des supporters sénégalais au Maroc après la finale de la CAN. Pour lui, le Sénégal a suffisamment fait pour la libération de nos compatriotes. Sauf que le Maroc reste inflexible.
Bassirou Diomaye Faye, Président du Sénégal, sur la condamnation des supporters sénégalais au Maroc : « Ce serait une erreur de penser qu’on n’en a pas assez fait pour nos supporters détenus au Maroc. Ils ont tout mon soutien. On est tous témoin de ce qui s’est passé. Malheureusement, ça s’est passé dans un autre pays qui a ses chartes et sa justice. On a engagé un avocat pour les défendre. Vous savez qu’on ne peut pas prendre l’avion et aller les libérer. C’est impossible. On a essaie de faire en sorte qu’ils ne se fassent pas condamner. Je pense que notre représentation diplomatique a fait son travail. Il faut respecter la justice des autres. Mais on sait que leur condamnation est sévère et injuste. D’habitude, ces cas se terminent par des amendes, une interdiction de stade ou de séjour, voire une peine de sursis. Là, ça dépasse le cadre sportif. Mais il y a des limites pour nous.
Après leur condamnation, afin de mettre à l’aise les autorités marocaines et faire terminer la procédure, on a décidé de ne pas interjeter appel. Mais par la grande surprise, c’est le Maroc qui a interjeté appel et a donc fait poursuivre la procédure. J’ai écrit au roi du Maroc et je l’ai félicité de l’organisation (de la CAN). En dehors des incidents de la finale, l’organisation était de qualité. Il faut le reconnaître. C’est leur mérite. Je l’ai également félicité de l’accueil réservé au Sénégal, du moins jusqu’à la finale. Le Sénégal et le Maroc sont liés par des relations fortes et il faut les préserver. J’ai demandé au roi du Maroc de gracier nos supporters. On a engagé une médiation avec toutes les parties prenantes. On a activé le volet judiciaire, le volet diplomatique via l’ambassade et tout. On a même activé le volet religieux. Mais si tout ça ne change rien, qu’est-ce qui reste à faire ? Qu’est-ce que nous n’avons pas fait pour la libération de nos supporters ? S’il reste autre chose à faire, qu’ils nous le disent. »
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