
C’était suite en match comptant pour la 9ème journée interrompue par les supporters lougatois à trois minutes de la fin du match après que les Académiciens du centre de Deni Biram Ndao ont mené 2 à 1. Selon le président du club lougatois qui s’est référé au Pv N°7 du 21/01/2017, le dossier de ce match a été «très mal instruit aussi bien dans le fond» que dans la forme par la commission discipline qu’il a taxé d’« indisciplinés» et de «malhonnêtes».
Par le biais de son président Gaston Mbengue, le Ndiambour de Louga a contesté le verdict de la commission discipline de la Fédération sénégalaise de football donnant gain de à l’équipe de Génération foot suite à leur rencontre comptant pour la 9ème journée et interrompue par les supporters lougatois alors que les visiteurs menés au score (2-1) à trois minutes de la fin du match.
«En effet, au vu de ce qui a été dit dans ce PV, on voit que le dossier de ce match a été très mal instruit aussi bien dans le fond que dans la forme », a-t-il avancé dans cette missive adressée au président de la commission recours de la Fédération sénégalaise de football et dont nous avons eu copie. Gaston Mbengue a ainsi marqué sa surprise sur le fait que la dite commission de discipline n’a pas tenu compte de toutes les pièces au dossier.
«D’abord, il s’agit d’un fait de match et pour instruire ce cas, il faut naturellement tenir compte de tous les éléments ou pièces versés au dossier et à notre grande surprise, contrairement à ce que vous avancez dans la procédure, nous avions envoyé une lettre explicative dans les délais (31/12/2016 voir mails de ce jour Lsfp via Fsf) et vous ne l’avez même pas été citée encore moins instruite», relève-t-il. Gaston Mbengue a ainsi rappelé en guise d’alerte la lettre en date 19 décembre 2016 envoyée à la LSFP, à la FSF et à la CCA où le club lougatois indexe les arbitres en les qualifiant d’«intouchables qui créent de toutes pièces des faits sans tenir compte de Dieu».
Et d’ajouter : «Ils se sont même permis de vouloir me mettre en mal avec Amadou François Gueye (Franky) qui n’a rien à voir avec ses actes de malhonnêteté. » Poursuivant ses propos, le président Gaston Mbengue souligne avoir pourtant lui-même consenti pour sauver ce match en parlant aux joueurs et aux supporters. «Que dire de ce commissaire du match qui avait juré et promis de mentionner ces efforts fournis par les responsables du Ndiambour et les errements et légèretés constatés au niveau de l’arbitrage de ce match ?», s’interroge t-il.
«Monsieur le Président, nous avons le cœur meurtri par ce verdict sorti dans ce PV car il n’honore pas le sport Sénégalais», se défend-t-il, dénonçant dans la même foulée «ces arbitres tatillons et sans arguments pour qui les réclamations techniques n’ébranlent pas parce qu’ils se sentent forts et intouchables ». Convaincu de «la légèreté et le manque de fondement juridique avec lesquels ce dossier de ce match a été instruit », le dirigeant lougatois a affirmé que pour vaincre l’injustice, il faut d’abord la situer et elle est du camp et ensuite infliger une sanction en guise d’exemple à l’arbitre du match si vraiment les rapports faits sur lui ont été objectifs.
LA CREDIBILITE DE LA COMMISSION DE DISCIPLINE MISE EN CAUSE
Poursuivant son argumentaire, Gaston Mbengue a taxé la commission de celle des «indisciplinés» et des «malhonnêtes» car, dénonce-t-il, «composée de gens dont certains ne sont pas crédibles et ne croient pas en Dieu, et qui ne soucient pas de leur serment si jamais ils l’ont prêté ! Ils perdent leur temps avec moi car, je ne vis pas du football, au contraire je perds une dizaine de millions par mois. Au lieu d’encourager les présidents de club, c’est le contraire que l’on vit », lit-on, avant d’appeler ladite commission à rendre le tablier pour que le football sénégalais avance et en même temps ne pas gêner l’Etat qui, de son point de vue fait des sacrifices pour le sport, en première ligne le chef de l’Etat qui ne ménage aucun effort pour cela. « Il urge aujourd’hui Monsieur le Président de mettre fin à cette injustice qui s’accentue de jour en jour au détriment des équipes qui ont eu le seul « tort» d’opter pour le développement du football de leur localité. Sportivement », conclut-il.
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