Une soirée de Ligue des Champions des plus mémorables. Au terme d’un combat d’enfer, le Paris Saint-Germain a pris une petite option pour la finale en s’imposant face au Bayern Munich (5-4), mardi. Menés d’entrée de jeu, le PSG avait renversé la marque et pris trois buts d’avance. Mais l’attaque des Bavarois a répondu et tout se décidera en Allemagne.
Il ne fallait pas être cardiaque ce mardi soir. Car « la finale avant l’heure » promise par les observateurs, le public et les journalistes, a tenu toutes ses promesses sur la pelouse du Parc des Princes. De la tension, des rebondissements, des faits de jeu, des mains sifflées qui feront couler beaucoup d’encre mercredi matin dans la presse allemande… il y a eu de tout, pour un score on ne peut plus serré et porteur d’un deuxième match tout aussi enlevé, qui sait (5-4) ? À ce petit jeu digne d’un scénario d’un film hollywoodien, c’est le Bayern Munich qui a allumé le premier. Sur un contre bavarois et une déviation intelligente d’Olise, Luis Diaz, avec beaucoup d’expérience, a obligé Pacho, plutôt propre dans ce genre de situation, à concéder un penalty, le premier de la rencontre (17e, 0-1).
Mais voilà, au PSG, on a un homme qui ne doute jamais et encore moins en ce moment. Kvaratskhelia, car il ne peut s’agir que de lui, a égalisé en trompant Manuel Neuer avec sa spéciale (24e, 1-1). Timorée en début de rencontre, probablement impressionné par la qualité de son adversaire et portée par un Parc des Princes incandescent, l’équipe de Luis Enrique s’était enfin réveillé, pour mener au score, grâce à son lutin portugais Joao Neves, pourtant bien grand au moment de catapulter le ballon dans le but de Neuer (33e, 2-1).
La main de Davies fera débat
Paris, galvanisé, prenait alors l’ascendant en multipliant les situations sur le but bavarois. En face, il a fallu un grand Safonov puis un Marquinhos vigilant pour s’opposer à Olise (19e). Et quand ce ne sont pas ses gants, c’est le poteau qui est venu suppléer le portier russe (32e). Mais avec le Bayern, le danger peut frapper n’importe où, n’importe quand. Et alors que Paris allait mieux, Michael Olise rappelle au public du Parc pourquoi il est la sensation du moment en Europe (41e) d’une frappe sourde dans le but Rouge et Bleu.
Il était écrit que le champion d’Europe serait à réaction ce soir. Un centre de Dembélé, pas toujours en veine jusque-là, une main baladeuse de Davies, préféré à Laimer par Vincent Kompany et le match vivait un de ses plus grands tournants, avec un penalty en faveur de Paris. Le Ballon d’Or, maladroit devant le but sur un service magnifique de Zaïre-Emery, ajusta, cette fois, correctement la mire (45e+5, 3-2) au bout du temps additionnel. Dans la furieuse ambiance du Parc, tifo de Napoléon aux couleurs du PSG, comme un signe que Paris veut continuer à conquérir l’Europe, Paris reprend les devants.
Paris fait le trou puis se fait (très) peur
Derrière ? Une symphonie s’est jouée en seconde période. Et elle a été récitée par deux chefs d’orchestre : Kvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé. Le premier, un temps inquiet suite à une gêne à la cuisse en première période, a retrouvé sa superbe pour transformer en or une action de classe menée en contre par Hakimi (56e, 4-2). Puis Dembélé a retrouvé encore une fois sa magie pour tromper Neuer avec l’aide du poteau (58e, 5-2). À ce moment-là, se disait-on, l’affaire était pliée.
Mais Paris apprendra ce soir que si le Bayern peut avoir un trou d’air terrible pendant dix minutes, le club de la capitale n’en est pas exempt non plus. En trois minutes même, les hommes de Luis Enrique ont explosé, d’abord sur une tête d’Upamecano, extrêmement seul sur un coup franc de Kimmich (65e, 5-3) puis sur une action de soliste de Luis Diaz, parti à la limite du hors-jeu et beaucoup trop mobile pour Marquinhos (68e, 5-4). Probablement entamés physiquement, moins fluides et privés de leur relais préférentiel Neves-Vitinha, les Parisiens ont alors souffert. Et malgré les entrées en jeu d’Hernandez et de Mayulu (83e), ils ont souffert jusqu’au bout. Mais Paris a prouvé qu’il savait courber l’échine, à l’image d’Hakimi, victime d’une douleur à la cuisse sur une extension (88e) et qui a serré les dents pour finir, le PSG n’ayant plus de changements.
Le PSG devra se contenter de ce but d’avance, faute de mieux, puisque Mayulu a trouvé la barre en fin de match. Mais le chassé-croisé offert par les deux équipes a tenu toutes ses promesses et semé, déjà, les graines d’une manche retour particulièrement ouverte et indécise. À Paris d’être encore plus costaud dans une semaine, à Munich, pour ne pas regretter les trois buts d’avance qu’il a eus. Munich, un lieu qui a porté chance aux Rouge et Bleu il y a un an. Bis repetita ?
One of the greatest matches you'll ever see 💙#UCL pic.twitter.com/5665ru9QL4
— UEFA Champions League (@ChampionsLeague) April 28, 2026
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