
Mais cette année, pour la 37e édition des 6h de Dakar, des sentiments de regret hantent l’esprit de ce sportif accompli. « Je crois qu’aujourd’hui tous les pilotes doivent aider la fédération. On doit aider André Mathieu qui semble être un peu seul dans cette histoire car c’est quelqu’un qui se donne à fond pour que ça fonctionne.
Malheureusement comme tous les ans, les choses régressent parce qu’il ne comprend pas la mentalité des pilotes. Mon sentiment personnel c’est qu’aujourd’hui, il faut se mettre à la place des organisateurs et il faut vraiment les aider », a-t-il estimé. Selon Nagy Kabaz, le comité d’organisation est seul dans cette affaire.
Et en son intime conviction, les pilotes ont un rôle à jouer vis-à-vis de la fédération, du comité d’organisation des 6h de Dakar. « Nous devons d’abord souvent nous réunir, ce que nous ne faisons jamais. Nous devons toujours nous concerter pour voir quelle solution apporter au développement du sport automobile au Sénégal. Nous devons aussi avoir des représentants à l’extérieur afin de trouver une formule de partenariat de course chez eux et chez nous. Il y a toujours des solutions », a indiqué le recordman absolu des 6h de Dakar.
Plaidoyer du roi du circuit
A son avis, les courses automobiles sont bien développées à l’extérieur, mais au Sénégal, la plus grande course des 6h de Dakar est en train de mourir à petit feu, malheureusement du fait que les pilotes ne jouent pas le jeu.
« Il y a également le manque de sponsors. S’il n’y a pas de course, il n’y a pas de sponsors et s’il n’y a pas de sponsors, il n’y a pas de course ; ça tourne en rond. Moi je crois qu’il faut commencer par aider la fédération et c’est à nous pilotes de les aider. Nous avons la chance d’avoir un circuit international, nous avons la chance d’avoir une infrastructure extraordinaire que Paul Libens a mis à disposition.
Parce que les 6h de Dakar, c’est avant tout les pilotes ; un pilote qui participe aux 6h de Dakar, c’est sa plus grande fierté et s’il le remporte, c’est son plus grand palmarès. Les 6h de Dakar, c’est un label très fort ; maintenant comme disait Dédé Mathieu, depuis que nous sommes à Sindia, on ne comprend pas. Les étrangers venaient avant en grand nombre, mais maintenant ils se font rares », a-t-il déploré. Ainsi, pour cette 37e édition, Nagy Kabaz déclare s’être engagé il y a plus d’un mois et sa voiture est déjà prête.
« Cette année, je n’ai pas roulé sur le circuit au Sénégal parce que j’avais d’autres priorités, mais je me suis entraîné physiquement comme d’habitude. Je suis donc prêt physiquement et moralement car je ne me suis jamais engagé dans une course sans être prêt.
La seule compétition internationale que j’ai faite c’est une épreuve du championnat du monde des 24h Endurance Série au Castelet en France. On a fini 17e sur 90 participants et 4e dans notre catégorie », selon Nagy Kabaz. Avec la même Porsche que l’année dernière, ce champion des circuits automobile attend maintenant sereinement le lancement de l’épreuve.
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