Figure emblématique de l’arène sénégalaise, Modou Lo est revenu avec émotion sur son parcours et l’historique du titre de Roi des arènes, en s’appuyant sur des souvenirs personnels forts.
« Tout petit, on avait l’habitude d’aller chez Manga 2. J’étais ce gamin à qui on donnait les aumônes », confie-t-il, illustrant ses débuts modestes dans un univers qu’il dominera plus tard.
Le Roi des arènes insiste sur l’évolution de la lutte sénégalaise à travers les générations. « Il y a plusieurs générations, de Manga à Tyson, et aujourd’hui cela a propulsé les cachets », explique-t-il, avant de citer les grandes figures qui ont marqué cette progression : Yekini, Bombardier, Eumeu Sène, Balla Gaye 2, jusqu’à lui, et désormais Sa Thiès.
Selon Modou Lo, cette succession de champions a permis à la discipline de franchir un cap important. « La lutte a fait un gros saut en avant », affirme-t-il, soulignant la professionnalisation croissante du milieu.
Le lutteur n’oublie pas le rôle des promoteurs dans cette transformation. « Il faut féliciter les promoteurs, notamment Ibrahima Buzz que j’ai rencontré en 2014 au Canada. On avait échangé dans une émission et j’ai compris qu’il avait une passion pour la lutte », raconte-t-il.
Il salue également les innovations introduites ces dernières années : « Ce qu’il a montré aujourd’hui avec des innovations comme le pay-per-view, la production, la diffusion, la couverture médiatique… »
À travers ces propos, Modou Lo met en lumière une discipline en pleine mutation, où tradition et modernité cohabitent, renforçant davantage le prestige du titre de Roi des arènes.
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