
Aux côtés de Fred Bougeant, depuis un peu moins d’un an, Ibou Diallo a aussi renoué avec un rôle qu’il ne connaît que trop bien, celui d’entraîneur adjoint. « J’ai retrouvé un peu ce que je faisais auprès de Catherine Bazin. Avec Fred, la répartition est claire, il s’occupe du collectif et moi je réalise des interventions individuelles, notamment pour replacer les filles sur les enclenchements. J’avais aussi en charge le séquençage vidéo des attaques adverses et l’entraînement des gardiennes de but. »
En revanche, l’ancien portier de Gonfreville et de Saint-Valery a appris à connaître – et à apprécier – le handball féminin. « Ça n’a rien à voir, affirme-t-il. Le jeu est plus fluide, même plus beau au haut niveau. Ça joue bien dans les espaces, il n’y a pas cette recherche de faire la différence seul. Concernant la gestion des joueuses, c’est également différent. Quand elles adhèrent au projet, les filles se donnent à 150 %. Chez les garçons, il y a toujours des hauts et des bas, en plus des problèmes de hiérarchie. »
Natif du Havre, l’entraîneur valeriquais a également profité de cette aventure avec la sélection pour se rapprocher du pays de ses parents, le Sénégal. « J’y suis allé plusieurs fois, confie-t-il. Moins ces derniers temps donc il est vrai que la sélection m’a permis d’y revenir. Désormais, je vais m’atteler à y aller plus souvent. Ça va être compliqué de retirer le pied que j’ai remis au pays (rires). Même si l’avenir est flou aujourd’hui, on a l’envie de poursuivre le travail entamé, l’ambition de faire progresser le handball sénégalais et africain. D’ailleurs, j’ai vu, durant cette CAN, que le niveau était intéressant. Il y a l’Angola(champion d’Afrique), quart de finaliste des derniers JO, la Tunisie qui a su tirer son épingle du jeu, le Sénégal bien sûr, mais aussi le Cameroun qui a un gros potentiel physique. Honnêtement, il y a des choses à faire. »
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