En marge de la cérémonie de remise du drapeau des U17, tenue ce mardi au stade Léopold Sédar Senghor, le sélectionneur des Lionceaux, Lamine Sané, s’est confié au micro de Wiwsport. Entre fierté, préparation et ambitions, l’ancien international sénégalais s’est exprimé sans détour.
En tant qu’ancien international sénégalais, qu’est-ce que cela fait aujourd’hui d’être sélectionneur de cette équipe ?
« D’abord, c’est une fierté d’avoir été appelé pour ce poste-là, parce que c’est un poste où il y a eu pas mal de candidatures. C’est un poste avec une équipe où il y a beaucoup de potentiel, beaucoup de compétition. C’est l’avantage, je pense qu’il y a même plus que l’équipe A. Donc voilà, c’est un poste très intéressant. Et en tant qu’ancien capitaine de la sélection A, c’est un honneur et une fierté de pouvoir récupérer cette équipe. »
Vous avez effectué un stage de préparation de deux semaines. Qu’est-ce que vous pouvez nous dire aujourd’hui sur ce stage ?
« C’était très court par rapport à la nomination, mais ce qui m’avantage, c’est que les joueurs ont été en compétition. Ce qui m’avantage aussi, c’est que les joueurs ont travaillé avec un staff que je connaissais déjà, que j’ai rencontré il y a un an et demi. Il n’y a pas eu besoin de tout ce qui est apprendre à se connaître, parce que ça, on le connaissait déjà. Et pareillement pour certains joueurs que j’ai encore dans mon groupe, qui étaient là il y a un an et demi, donc ça a facilité mon intégration. Après, pour parler de ce groupe-là, c’est un groupe très homogène. On a essayé déjà de mixer certains joueurs qui ont gagné le championnat scolaire U15 avec les joueurs de l’UFOA A. Voilà, la cohésion s’est faite très rapidement et j’ai pu très vite rentrer dans le schéma tactique, parce que je pense que physiquement, ils sont déjà prêts. »
Donc on peut dire que vous avez misé sur la continuité ?
« Exactement. C’est très important. Comme j’ai pu le dire auparavant, coach “PIF” a fait un très bon travail pendant toutes ces années. Voilà, je ne vais pas venir révolutionner le football sénégalais, parce que le football sénégalais est un très bon football. On a pu le voir ces dernières années. Par contre, ramener ma petite touche, voilà ma petite touche en tant qu’entraîneur. Comme je l’ai dit, je suis parti me former dans l’une des meilleures écoles du monde. Voilà, je suis revenu pour rendre au peuple sénégalais en commençant par les petites catégories. »
Lors de la dernière campagne au Maroc, le Sénégal s’était arrêté en quarts de finale. Quel est l’objectif pour cette édition, où le Sénégal est logé dans le “groupe de la mort” ?
« Groupe de la mort, non. Après, comme je disais, on a étudié l’Algérie, le Ghana et l’Afrique du Sud. Mais je pense que si les petits sont concentrés, s’ils montrent ce qu’ils font depuis le début de la saison et ce qu’ils ont fait à l’UFOA A, je pense qu’il y a beaucoup de nations qui vont nous craindre. Mais après, je pense que notre propre ennemi, c’est nous-mêmes. »
Vous avez parlé du Maroc comme d’une terre hostile. Avez-vous préparé les joueurs psychologiquement à cela ?
« La pression, je préfère la garder pour nous, les dirigeants et le staff, parce que je pense que ce sont des joueurs, ils aiment le foot, ils ont participé à des compétitions. Et je pense que ce n’est pas leur combat. Leur combat à eux, c’est sur le terrain et pas en dehors. Je trouve dommage ce qui se passe entre ces deux nations, mais c’est comme ça. Et nous, on va aller là-bas. Moi, j’ai l’habitude de la pression. La pression, je vais la gérer et je vais tout faire pour que les petits ne la ressentent pas. »
wiwsport.com propos recueillis par Oumou Diaw












