Bamba Dieng, 26 ans, réalise une seconde partie de saison exceptionnelle avec le FC Lorient. En Ligue 1, personne n’a marqué plus que l’attaquant sénégalais depuis janvier. De quoi représenter une grande menace pour l’Olympique de Marseille, son ancien club que les Merlus reçoivent ce samedi après-midi.
En 2026, personne ne fait mieux que lui en Ligue 1 ! Avec huit buts depuis début janvier, Bamba Dieng pointe à côté du Ballon d’Or Ousmane Dembélé (Paris Saint-Germain), devant les co-meilleurs buteurs de Ligue 1 Esteban Lepaul (Rennes) et Joaquín Panichelli (Strasbourg) ou encore Folarin Balogun (Monaco). Un retour au premier plan difficile à prévoir pour l’attaquant sénégalais qui réalise la meilleure saison de sa carrière sur le plan statistique.
Il a déjà dépassé son total de buts des deux dernières saisons cumulées (sept buts en 34 matchs). Surtout, il est devenu incontournable au sein d’une attaque lorientaise qu’il porte désormais, trois ans après son arrivée (contre environ sept millions d’euros). Une Dieng dépendance ? « On peut le penser, admet Olivier Pantaloni. Même si je n’enlève rien aux autres attaquants, il nous fait beaucoup de bien. Il est impactant sur les défenses. C’est un attaquant qui fait peur ».
« Tous les clubs de Ligue 1 aimeraient avoir un Bamba Dieng »
Du droit, du gauche, de la tête, à la réception de coup de pied arrêté ou dans le jeu, le buteur de 26 ans montre l’étendue d’une palette plus complète que jamais. « Il est beaucoup plus adroit. Il a cette sérénité dans la surface qu’il n’avait pas. Il se développe tardivement, avec une maturité qui vient de son parcours. Il cale les ballons quand le bloc est acculé, on peut s’appuyer sur lui… À 26 ans, il a étoffé son bagage d’attaquant, de plus en plus complet », expose Benjamin Moukandjo, consultant pour beIN Sports.
« C’est un vrai attaquant : il prend la profondeur, marque des buts, sert ses partenaires. À l’entraînement, même un but facile, il le met. Parce que le week-end, il n’y en a pas. Il a cette mentalité. C’est un champion. Je pense que tous les clubs de Ligue 1 aimeraient avoir un Bamba Dieng », valide le défenseur Bamo Meïté.
Le technicien corse du FCL n’hésite pas à se montrer particulièrement exigeant envers celui qui a retrouvé la sélection en mars. « C’est vrai qu’il est beaucoup plus clinique, mais je lui ferai malgré tout le reproche de ses actions face au Paris FC et à Lyon. Je vais avoir une discussion avec lui. Je pense qu’il en est conscient. Trois buts de plus au compteur, ça aurait été énorme pour lui. Ce n’est pas que je veux être dur, mais j’ai envie qu’il réussisse encore mieux et encore plus », complétait Pantaloni.
Un retour en sélection deux ans après
Sa résurrection, près de cinq ans après son éclosion à Marseille, lui a permis d’être rappelé en Équipe Nationale lors du dernier rassemblement, après deux ans d’absence. Il en avait profité pour se démarquer dès son entrée en jeu lors du match amical face à la Gambie (victoire 3-1), étant à l’origine du deuxième but des Lions. A Lorient, l’ex-pensionnaire de Diambars forme également un duo prolifique avec Pablo Pagis. De finisseur (huit buts cette saison) à créateur qui a déjà donné deux offrandes à son buteur.
« Il y a une vraie entente, confirmait Pagis après la rencontre face au Paris FC (1-1). C’est un gars que j’adore, un bosseur, quelqu’un qui ne fait pas de bruit, on a une vraie relation sur le terrain. Quand j’ai le ballon, j’essaie toujours de l’alimenter. » Un retour qui coïncide avec un physique enfin fiable. « C’était un frein. Il a travaillé toute la première partie de saison et on a pris le temps de le laisser revenir. Je sens bien que, mentalement, il opère sans la crainte de se blesser. Il envoie des sprints, des courses profondes et ne se pose plus aucune question. Il avait déjà ses qualités mais il n’était pas à son meilleur niveau de forme pour les exprimer ».
Avec Le Télégramme












