Ce mardi matin, les portes du Stade des Martyrs se sont ouvertes et, à l’instant, une marée humaine envahit déjà l’enceinte mythique de Kinshasa.
Avec ses 80 000 places, dont une jauge souvent réduite à 55 000 par décision de la CAF (certainement pas le cas aujourd’hui), le plus grand stade de RDC se transforme une nouvelle fois en chaudron bouillant pour pousser les Léopards.
La passion est palpable : chants, tambours et couleurs nationales emplissent les tribunes et les abords du stade, témoignant d’un engouement populaire qui ne se dément jamais. Pour les Léopards, ce soutien n’est pas qu’un décor : lors de leurs quatre derniers matchs à domicile, ils sont restés invaincus, enchaînant des victoires face au Soudan (2-0), à la Mauritanie (2-0), au Togo (1-0) et à la Guinée (1-0), sans encaisser le moindre but.
Mais derrière cette ferveur hors norme, la question de la sécurité reste centrale. Comme le montre une vidéo relayée par une chaîne congolaise, le contrôle à l’entrée apparaît insuffisant, des supporters franchissant les grilles sans véritable filtrage. Une faille préoccupante, alors que l’enceinte s’apprête à afficher complet.
Entre communion populaire et vigilance organisationnelle, le Stade des Martyrs confirme une fois de plus son statut paradoxal : un temple redoutable où les Léopards sont intouchables, mais où chaque match demeure un défi logistique et sécuritaire.
wiwsport.com












