La délégation sénégalaise, forte de 61 personnes, est arrivée hier soir à Kinshasa à bord d’un vol spécial. Les Lions ont foulé le sol congolais aux environs de 20h et ont été accueillis dans une ambiance bouillante.
Ce qui devait être une fête populaire s’est rapidement transformé en désordre difficilement maîtrisable. À l’aéroport comme à l’hôtel, les joueurs ont littéralement été envahis par une foule surexcitée. Chacun voulait arracher un selfie, toucher les stars ou simplement manifester l’enthousiasme démesuré de l’engouement congolais. Les sourires des Lions ont vite cédé à la gêne devant cette proximité non contrôlée.
Avec seulement quatre agents de sécurité dans la délégation – c’est d’ailleurs le nombre habituel qui accompagne l’équipe nationale mais souvent augmenté sur des déplacements où la sécurité est à prendre en compte – la tâche s’est révélée ardue. Ces derniers ont dû redoubler d’efforts pour permettre aux joueurs de rejoindre tant bien que mal leur bus. Si les Lions ont finalement pu trouver refuge dans leur véhicule, ce ne fut pas le cas pour une partie du staff technique rapidement. Le manager général Lamine Diatta s’est d’ailleurs montré intraitable afin que le confort du staff soit préservé.
À l’hôtel, le même scénario s’est reproduit, obligeant encore le service de sécurité à extirper les joueurs de la foule de « selfieurs ». De quoi alimenter la grogne au sein du vestiaire. Une voix autorisée a même interpellé la Fédération sénégalaise de football (FSF) à renforcer la sécurité autour de la sélection, surtout dans un contexte aussi sensible . Le président Abdoulaye Fall, présent sur place aux côtés des vice-présidents Babacar Ndiaye, Cheikh Seck et Elimane Lam, a pu constater de visu les difficultés rencontrées. Et pourtant, une mission de prospection a bien eu lieu.
Des mesures correctives devraient être prises afin de garantir la sérénité des Lions avant leur confrontation décisive contre la RDC. Il est possible pour la FSF de demander encore du renfort pour assurer la sécurité des joueurs. Pendant ce temps, le Stade des Martyrs connaît une autre effervescence : ce lundi, les supporters se pressent en masse pour obtenir un billet d’entrée, devenu pratiquement introuvable.
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