L’anecdote est racontée par Lamine Sagna qui aurait pu quand même qualifier sa bande en finale s’il n’avait pas raté une belle occasion lors de ce demi-finale Sénégal vs Algérie. Une rencontre inoubliable qu’il raconte dans le quotidien L’Observateur.
« J’avais 19-20 ans, j’étais le plus jeune du groupe. Durant le match (contre Algérie), j’ai eu la balle du 2-1. Mais au moment d’armer ma frappe, le défenseur est venu charger mon pied d’appui. Je n’ai pas pu cadrer ma frappe et l’arbitre n’a pas sifflé penalty. Cette occasion manquée m’est restée en travers de la gorge. J’ai donné deux passes décisives à Bocandé et une à Lamine Ndiaye, mais la réussite n’était pas de notre coté. Cette CAN perdue à Alger est une grosse déception pour moi » raconte t’il pour expliquer cette occasion ratée qui aurait pu qualifier le Sénégal à la finale de la CAN 1990 qui s’est déroulée en Algérie.
En dehors du terrain, les joueurs menaient une bataille psychologique. Des menaces étaient au menu pour déstabiliser le groupe de Jules Francois Bocandé qui était dirigé par Claude Leroy.
« La demie-finale contre l’Algérie m’a beaucoup marqué. Après notre égalisation, Madjer disait constamment à Bocandé: est-ce que vous voulez continuer à vivre? Une chose est sure si l’Algérie perd ce match, personne ne sortira vivant du stade. Nous allons tous mourir. Autre fait marquant, quand on est venu au stade, on a remarqué que les algériens avaient versé du grésil dans nos vestiaires. Il était difficile de respirer. En plus, il y’avait des militaires un peu partout, parce que le pays était en guerre. Les militaires nous insultaient en cours de route. Quand on a égalisé, deux supporters sont tombés des gradins et sont morts sur le coup. »
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