Dans la ferveur de leur victoire face au Roc des Parcelles assainies, Modou Lô, le « promoteur » ou l’ex promoteur, Aziz Ndiaye, a fait des révélations qu’il a manqué peut-être de mesurer l’ampleur des dégâts. « J’ai moi même fait sortir de ma poche 200 millions pour payer les deux lutteurs, j’ai payé 35 millions pour que Balla Gaye 2 aille à l’INSEPS et j’ai dépensé plus de 150 millions dans ce combat… ».
En effet, à l’aube de la signature de contrat de ce combat, on se rappelle qu’il y avait effectivement un tollé autour de la ténacité et de la véracité de ce contrat. D’aucuns disaient même que le combat ne pouvait pas se tenir parce que l’un des lutteurs, Modou Lô était sous contrat avec un autre promoteur, qui a semblé être Luc Nicolaï. C’est par la suite que le principal intéressé, est monté au créneau pour signifier qu’il avait pris l’avance d’un contrat qui le liait au « promoteur » Gaston Mbengue. Et que lui-même tenait à honorer sa parole donnée au Don King.
Maintenant le flou s’est installé au fur et à mesure que la date s’approchait et que les amateurs spéculaient sur le possible partenariat entre le déclaré promoteur Gaston Mbengue et celui qui s’est tout dernièrement illustré comme le manager de Balla Gaye 2, Aziz Ndiaye. Mais jamais pendant tout ce temps, le statut d’Aziz Ndiaye en tant que véritable promoteur d ce combat, n’a été mis à la lumière. Et il faudrait dire qu’entre le statut de partenaire et celui de seul opérant dans le dossier, diffèrent totalement.
La bonne question maintenant est de savoir si réellement, l’autre co-contractant dans ce contrat, c’est à dire Modou Lô était au courant du degré d’implication du manager de son futur adversaire dans le combat, que celui qu’il déclarait avoir donné sa parole n’en est qu’un simple prête-nom. C’est à dire que s’il croyait signer un contrat avec Gaston, c’est bien en réalité avec Aziz Ndiaye qu’il signait un contrat. Un détail qui s’avère être pertinent quant au consentement de Modou Lô à lutter avec celui qui organise le combat. Une manœuvre qui, en cas d’ignorance de la part de Modou Lô, est considérée comme un dol en droit des contrats.
Mais ce cas de délit opéré au moment de la formation du contrat ne pourrait être effectif que si la partie éventuellement trompée (Modou Lô), affirme avoir ignoré ce détail au moment de parachever le contrat le liant au « promoteur » Gaston Mbengue. Car le dol serait évident si cette manoeuvre n’avait pour but que de faire accepter l’autre partie à donner son consentement.
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