
Une performance dont se satisfait leur entraîneur, Anthony Granja qui estime que cette Coupe d’Afrique était « très positive » au plan des résultats mais aussi de l’expérience capitalisée par ses joueuses.
L’opération Conquête du continent se poursuit pour les « Lionnes » du rugby à VII qui ont participé, les 29 et 30 septembre dernier, à la Coupe d’Afrique. A l’arrivée, les partenaires de la capitaine Assiétou Seydi ont terminé au pied du podium après avoir échoué en demi-finales face aux Kényanes. Une position qui n’a pas déçu le sélectionneur national, Anthony Granja qui estime, dans un entretien avec le site de la Fédération, que « le bilan est très positif pour une première participation. Sur l'attitude de l'équipe, le comportement et l'expérience emmagasinée pour la suite, ce n'est que du positif ». Rappelant que les dirigeants s’étaient fixé comme objectif de figurer parmi les quatre premiers du tournoi, le sélectionneur a soutenu que ses protégées ont réussi une belle performance, au regard du niveau de la compétition. « Logiquement, lorsque nous regardions les équipes en présence, nous pouvions nous situer en 5ème ou 6ème position, donc c'était un objectif que nous pouvions atteindre mais qui n'était pas simple. Ensuite, nous sommes entrés comme il le fallait dans la compétition ». Les filles ont fait preuve de caractère pour se défaire d’une grande adversité dans un groupe qu’elles partageaient avec le Zimbabwe (victoire 7 – 0) et l’Ouganda (défaite 0 – 22), deux places fortes du rugby féminin en Afrique.
A côté des résultats sportifs, le sélectionneur peut également se satisfaire du nouvel état d’esprit de ses protégées. « Je me souviens du tournoi de Thiès de l'année dernière. Les filles n'étaient pas sereines. Elles pouvaient s'écrouler, même pleurer en perdant un match. Là, nous avons grandi au niveau de l'état d'esprit, pour aborder une compétition et rester dedans ». Un signe de maturité pour des « Lionnes » qui ont encore beaucoup à apprendre sur le plan international pour atteindre le niveau de la Tunisie, championne d’Afrique, de l’Afrique du Sud ou encore du Kenya.
Pour l’avenir de cette sélection, mais surtout de la discipline au Sénégal, Anthony Granja reste optimiste avec la politique menée actuellement. « Au Sénégal, il existe un championnat depuis deux ans. Nous avons un réservoir de 55 à 60 joueuses. C’est trop peu pour la sélection nationale. Il y a beaucoup de filles en petites catégories et c'est de bon augure pour l'avenir. Mais pour avoir une réponse plus immédiate, il faut recruter des joueuses dans les autres sports, les amener au rugby ». Des joueuses qu’il faut également habituer, selon lui, à la compétition nationale et internationale pour les imprégner de l’adversité à laquelle elles seront appelées à faire face.
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