Incapable de concrétiser ses situations et garder sa cage inviolée, l’Équipe Nationale du Sénégal, désormais sous la direction de Patrick Vieira, a concédé le nul face au Mozambique pour le premier match des éliminatoires de la CAN 2027. Les Lions n’ont remporté qu’une seule victoire sur les sept derniers matchs.
La frustration a pris de l’ampleur à cause d’une erreur d’inattention. Pour ne pas avoir su concrétiser sa domination, l’Equipe Nationale du Sénégal a débuté sa campagne qualificative à la CAN 2027 par un nul contre le Mozambique (1-1). Quand on sait comment les Lions, dans la course au Mondial, avaient traîné comme un boulet leurs nuls concédés face au Togo et à la RD Congo (1-1), il y a deux ans, difficile de ne pas déjà s’inquiéter. Malgré une volonté claire de proposer un jeu cohérent, la nomination de Patrick Vieira s’accompagne du même constat que celui de l’ère Pape Bouna Thiaw : cela fait désormais six matches sur les sept derniers que les Lions n’ont pas connu la victoire.
Pourtant, seuls les résultats permettront de tourner définitivement la page nord-américaine. D’abord, sur le plan organisationnel, cette rencontre face aux Mambas ressemble à une vraie erreur de jugement de la part de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Faute d’avoir un stade Abdoulaye-Wade accessible et une pelouse du Stade Léopold-Sédar-Senghor aux « normes », l’instance a décidé de délocaliser ce match de la première journée à Maputo. Malheureusement, la pelouse de LSS n’a vraiment rien à envier à celle de l’Estadio Nacional do Zimpeto qui ressemblait à un véritable champ de manioc. Et c’est une situation qui n’a clairement pas aidé les Lions à poser véritablement leur jeu.
Le manque de finition et les erreurs qui se payent cash
Mais force est de reconnaître que les joueurs de Patrick Vieira avaient les qualités pour proposer bien mieux. C’est une évidence : la nomination du champion du monde 98 n’emballe pas tous les supporters sénégalais. Toutefois, il a offert au groupe un nouveau crédit. Dans les intentions, en première période, ses joueurs ont montré, de la determination et un sérieux, cher au nouveau sélectionneur. Ils ont enchaîné les situations, insisté sans trop douter. Ils ont fini par être récompensés de l’ouverture du score, venue d’un joli travail d’Abdallah Sima et d’une belle réalisation de Nicolas Jackson. Mais l’égalisation a suivi, juste avant la pause, sur un but pour le moins évitable. Puis la machine a disjoncté.
Une situations sous forme de rappel : le chantier auquel se retrouve confronté Patrick Vieira reste considérable. Positionnés en 4-2-3-1, puis en 4-4-2 après la sortie de Pape Matar Sarr, remplacé par Ibrahim Mbaye peu après l’heure de jeu, les champions d’Afrique ont pris l’initiative pendant plus d’une demi-heure. Mais après l’égalisation mozambicaine, ils ne savaient plus vraiment comment s’y prendre pour déstabiliser une formation bien regroupée et qui n’hésitait pas à faire son bloc à chaque occasion. On a vu Sima et Jackson beaucoup combiner, les attaquant sénégalais ont été plutôt entreprenants dans les 45 premières minutes, sans pourtant inquiéter vraiment le portier adverse.
Des satisfactions, tout de même
Il y a, certes, cette intervention sur un tir d’Abdallah Sima (17e), cette sortie sur une frappe écrasée de Pape Matar Sarr (39e) ou encore celle-ci devant Jackson, dans un angle fermé (49e). À part cela, difficile de retrouver trace d’un vrai arrêt du gardien mozambicain. Les incursions se sont enchainées pour le même aboutissement : trop d’approximations dans le dernier geste, à l’exception du but Jackson. Dans ce néant, difficile de tirer beaucoup d’enseignements. Presque jamais sollicitée, la défense centrale Sadibou Sané – Moussa Niakhaté a pourtant cédé sur une action académique dans laquelle le portier Yehvann Diouf, préféré à Mory Diaw et Ngagne Demba Thiam, n’aura pas été irréprochable.
Assane Diao s’est, lui, montré volontaire, mais a connu pas mal de déchets, souvent dans le dernier geste. Au milieu, Pape Gueye et Pape Matar Sarr n’ont pas su répondre aux attentes. C’est le cas, également, de Lamine Sy pour sa première sélection. Les vraies satisfactions sont nées… d’Abdallah Sima, qui s’est montré très remuant, disponible et volontaire, sans ménager ses efforts, dans son couloir, de Lamine Camara, qui s’est battu et a récupéré un nombre de ballons considérable, Jackson, qui a fait son travail en marquant, et Sadibou Sané, qui, malgré le but encaissé, a été convaincant. D’ailleurs, avec un Moussa Niakhaté taille patron, la charnière peut être l’une des clés du renouveau des Lions.
wiwsport.com






















