Mais tout cela est une question de nerfs car il faudra trouver de l'argent pour cela. Et c'est Sénégal Moto Verte qui ouvre le bal dès ce samedi et le Club Automobile du Rail va le clôturer en juin 2018. Avec, en bonne place la mythique course des « 6h de Dakar ». Le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de sports auto et moto (Fsam), André Mathieu, donne les repères de cette saison de sports mécaniques.
Sénégal Moto Verte (8 courses)
8 épreuves seront au programme de cette écurie qui ouvre la saison de sports mécaniques au Sénégal avec du cross-country, c'est-à-dire de l'enduro. La première épreuve est prévue ce dimanche 22 octobre au Lac Rose. Cette structure a décidé d'inciter les pilotes à venir faire les compétitions parce qu'il y a beaucoup de motos. Dans le règlement, il est indiqué que pour la compétition, chacune des deux catégories (minimes, juniors et seniors) s'alignera avec pas moins de 6 pilotes.
Club Automobile du Rail (5 courses)
Les compétitions se dérouleront sur le circuit de Sindia et c'est le sprint 2 litres dans la catégorie essence. Il y a un vrai potentiel de véhicules capables de venir s'aligner dans une course (entre 18 et 25).
Chrono Racing Club (karting 6 courses)
C'est une discipline qui a eu une période très sombre, parce que l'année dernière il n'y a pas eu de course pratiquement parce qu'il n'y avait pas assez de concurrents. Cette année, les responsables espèrent pouvoir relancer la saison. Mais on a en plus un programme de développement par la formation venant de la Fondation de la fédération internationale de l'automobile. C’est parce que le Sénégal a été éligible auprès de la fédération internationale que nous avons pu bénéficier de cette formation. Car il fallait prouver qu'on était dans le sens que voulait la Fondation. C'est-à-dire le sérieux et le professionnalisme. C'est une formation donc qui sera financée en partie par le Sénégal et l'autre part, par la fédération internationale. C'est un projet assez intéressant et qui devrait permettre de booster la discipline. Des techniciens étrangers viendront d'Afrique du Sud pour dispenser la formation, la remise en état du circuit du stade Léopold Sédar Senghor et aussi l'achat de karts de compétition qui seront mis à disposition des jeunes venant faire la formation. Tout cela est en train d'être mis en place car le conteneur des karts est déjà arrivé. On espère que cela va ouvrir les portes d'un renouveau de cette discipline. Il faut souligner aussi qu'un particulier a fait venir des karts auquel on a donné une autorisation d'exploitation, en association avec le Chrono Racing Club. C'est un projet qui est donc intéressant et qui pourrait signer l'année de la reprise pour le karting.
Endurance Circuit Baobab (3 courses)
C'est Dakar Baobab qui organise cette compétition. Eux, ils ont trois compétitions à disputer dans les catégories 2 litres, du super 2 litres et de la grosse catégorie. Ils font faire de l'endurance avec des voitures relativement puissantes avec l'intégration des petites catégories.
Mbour Gt Racing (3 courses)
C'est une nouvelle entité qui refait surface pour permettre à ces adeptes de se mettre en exergue. Revenue dans les compétitions de sports mécaniques, cette structure basée sur la Petite Côte entend apporter sa contribution dans la décentralisation des courses automobile et motocycliste. Avec le Club Automobile du Rail, Mbour Gt Racing se positionne ainsi comme la deuxième entité des sports mécaniques de la région de Thiès.
Championnat Rallye Terre (4 courses)
Ils sont en train de réfléchir sur une formule auto moto. Ce sont des courses sur piste à l'intérieur du pays. Ils ont un potentiel d'une vingtaine de voitures. Une idée fait son chemin : c'est celle de faire revenir les motos qui sont plus nombreuses. Ce qui permettra de faire des courses auto moto sur la piste et de mieux valoriser les épreuves.
6 h de Dakar (12-13 mai 2018)
« Si on ne fait pas attention, les mêmes causes vont produire les mêmes effets ; c'est-à-dire si on ne fait pas venir assez de concurrents et si on n'a pas assez de sponsors, on risque de vivre la même situation que l'année dernière. On ne soigne pas une maladie telle que la méfiance, la défiance, l'incompréhension en faisant des phrases. Il faut juste que les pilotes comprennent que c'est une compétition qui est organisée depuis très longtemps et où il y a eu des hauts et des bas, mais que c'est une compétition qui s'est toujours déroulée dans des conditions favorables. C'est à eux de dire que nous voulons que ça vive et que nous allons nous présenter. Les 6h de Dakar, pour pouvoir être efficient et garder son image, c'est entre 25 et 30 voitures. Nous savons qu'elles sont disponibles aujourd'hui au Sénégal. Donc il s'agit juste que les concurrents potentiels décident de se focaliser sur les 6h et d'être prêts pour la deuxième quinzaine du mois de mai et mettre la voiture sur la ligne de départ. Est-ce que c'est un désir de voir les 6h mourir ? Je n'en sais rien. Est-ce qu'ils sont mal informés ? Je n'en sais rien. Mais quelqu'un qui est mal informé s'il vient poser des questions on lui répondra. Mais malheureusement, nous n'avons pas de questionnements. Ce que nous entendons, ce sont des « on a dit ». Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Nous sommes une instance fédérale et on vous envoie un courrier. On a tout fait pour que ça marche, mais c'est juste pernicieux. Cela fait des années que nous demandons à ce qu'on nous présente un comité de pilotes qui puisse nous contacter régulièrement. Mais ils ont tellement d'égos qu'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord. Il fut un moment où les choses bougeaient. Mais après rien. Donc, les 6h de Dakar vont exister et auront lieu au mois de mai 2018 ! »
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