
L’équipe du Sénégal, détentrice du titre remporté il y a deux ans à Yaoundé, défendra son trophée dans une poule où ses principaux adversaires seront le Nigeria et le Mozambique ; mais les Sénégalaises devront se méfier aussi des Egyptiennes et des Guinéennes. Le président de la Fédération sénégalaise de basketball, Me Babacar Ndiaye, de retour de la capitale malienne après le tirage au sort, revient sur les enjeux de cette compétition et sur bien d’autres sujets qui interpellent le basket sénégalais.
Quelle lecture faites-vous de la poule du Sénégal ?
Disons qu’il n’y a pas de poule facile à ce niveau de la compétition. Parce que ce sont les 12 meilleures équipes qui se rencontrent. Mais contrairement à 2015, cette année, le Sénégal est tête de poule parce que comme détenteur du trophée, le Mali étant pays organisateur. La réglementation Fiba est faite de sorte que le 2e (Cameroun) se retrouve automatiquement dans la poule A, c’est-à-dire celle du Mali et le 3e (Nigeria) est versé dans la poule B qui est celle du Sénégal. Donc il n’y a pas de tirage dirigé. Après il y a les chapeaux ; le 1er était constitué par l’Angola et le Mozambique.
Là, il fallait tirer et l’Angola s’est retrouvé dans la poule du Mali et le Mozambique dans celle du Sénégal. Mais en fait, ce sont deux poules équilibrées. Et les 4 prétendants sont répartis dans les deux poules. Mais nous devons nous préparer sérieusement à défendre notre titre.
Et maintenant, quel programme comptez-vous mettre en place pour la préparation du Sénégal ?
Au moment où j’étais à Bamako, nous avions déjà conçu un programme. Une fiche technique déposée mais sur la base de la première programmation. C’est-à-dire que l’Afrobasket féminin était prévu au mois de septembre.
Malheureusement, on a inversé, maintenant ce sont les filles qui vont jouer en premier. Il fallait donc reprendre la programmation qui avait été établie. Une fiche technique a été préparée par le directeur technique et l’entraîneur national et, en principe, l’équipe doit débuter la préparation le 2 juillet. Pour les détails de ce programme, nous n’avons pas encore rencontré le ministère des Sports.
Avec quelle équipe comptez-vous disputer cet Afrobasket ?
Pour le choix des joueuses, cela est du domaine de l’entraîneur national. Mais il reste évident que nous avons déjà une ossature avec l’équipe qui avait gagné la coupe à Yaoundé en 2015. Peut-être qu’il y aura des arrivées et des départs, mais ce qui est sûr, c’est que nous allons à Bamako avec pour ambition de conserver le titre. Et nous pensons que nous y serons avec la meilleure équipe possible du Sénégal. Les portes de l’équipe nationale sont ouvertes à tout le monde, ça c’est le principe, et les meilleurs seront choisis pour défendre les couleurs nationales.
Quand même vous avez prévu des matches amicaux pour préparer l’équipe ?
Effectivement que nous avons prévu des matches amicaux. Je pense que forcément il y en aura. Dans la fiche technique, le directeur technique a proposé à son homologue tunisien de passer par Dakar pour livrer deux matches amicaux contre le Sénégal avant de rallier Bamako. Sur le principe, la partie tunisienne est d’accord. Nous sommes également en train de voir d’autres matches amicaux pour peaufiner la préparation.
Mais la défense du titre ne sera pas facile à Bamako…
Bien sûr que ce ne sera pas facile car il y a d’autres paramètres qui entrent en jeu, avec notamment le Mali qui organise ; ce pays a remporté les Jeux africains de Brazza, il y aussi le Nigeria avec sa très grande équipe sans compter l’Angola. Pour moi, ce sont là les quatre équipes prétendantes du tournoi de Bamako. Maintenant, il y a des outsiders comme le Cameroun et le Mozambique. Mais un Afrobasket n’est jamais facile. Il faut le vivre pour le savoir. C’est du haut niveau et le rythme des matches est infernal car vous n’avez même pas le temps de récupération entre deux matches.
D’où alors une bonne fraîcheur des joueuses pour soutenir la cadence ?
Comment gérer la compétition, ça c’est le domaine de l’entraîneur. Il a l’expérience parce qu’il a été deux fois champion d’Afrique. Mais les matches les plus essentiels, c’est à partir des ¼ de finale, mais aussi il faut avoir un bon classement pour ne pas tomber sur le premier de l’autre groupe.
Dans notre groupe, peut-être que la première place se disputera entre le Sénégal et le Nigeria et ce sera le dernier match du groupe car pour le premier match on va croiser la Guinée. Mais le Sénégal, c’est quand même une grande équipe et on n’a pas à craindre des autres et nous jouerons nos chances à fond. Mais la défense du titre ne sera pas du gâteau ; ce sera dur et il faut que tout le monde soit préparé à cela. Mais nous avons un objectif, et quand on est détenteur on ambitionne de conserver le titre ; il ne faut pas oublier que les autres viennent aussi pour gagner. J’étais à Bamako pour le tirage, mais je vous dis tout suite qu’il y avait une forte mobilisation de la part des maliens.
Tout le peuple malien se prépare à accueillir l’Afrique, mais aussi à gagner le titre. Il y a aussi le Nigeria qui est un géant, l’Angola deux fois championne d’Afrique.
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