
L’équipe masculine du SLBC est sortie de l’ombre des ténors de l’élite nationale du basketball. Elle s’est affranchie et trace sa route vers la gloire. Elle veut écrire son histoire à l’image de la formation féminine du même club (4 fois champion et 7 fois vainqueur de la coupe du Sénégal). Son étoile pourrait commencer à briller dès cette saison 2016-2017.
C’est, en effet, la meilleure équipe au terme de la deuxième partie du championnat avec un capital de 38 points en 20 matchs disputés. Devant les favoris naturels que sont le DUC (36 points) et la douane (34 pts). Une première place au classe- ment qui est loin d’être usurpée par les saint-Louisiens.
«Ils méritent d’être à ce niveau», admet le coach des douaniers (détenteurs du titre), Mamadou Gueye «Pabi». Avant d’ajouter : «Ce ne serait pas une surprise si le SLBC gagne le championnat. C’est une équipe qu’on a du plaisir à regarder jouer. Elle est en nette progression.» ce parcours digne d’un futur lauréat n’est que la confirmation des performances qui s’accumulent depuis quatre ans. Avec une première finale des play-offs jouée et perdue la saison dernière, contre la douane.
Meilleure défense et intraitable à domicile une régularité au sommet que pape Banda Ndiaye, vice- président au club, explique «par le fait que le groupe est constant. Il y a moins de départs contrairement à la formation féminine. Ce sont les mêmes joueurs qui évoluent ensemble depuis longtemps maintenant. C’est une bande d’amis.
En plus de cela, ils sont depuis la saison passée pris en charge à 100%. Tout le monde est salarié. Ils sont à l’abri du besoin et peuvent jouer en toute tranquillité. Le président Alioune Badara Diop (DG de l’ONAS) a fait tout ce qu’il faut pour l’équipe. Fort de cela, les joueurs sont convaincus qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleures équipes.»
La preuve par les résultats sur le terrain. Le sLBc n’a concédé que deux défaites (en play-offs contre la douane à Dakar et dans la phase de poule contre LBc à Louga). Là où ses concurrents directs en ont pris au moins quatre. En plus, d’être la seule formation invaincue à domicile. Au stade joseph gaye, les saint-Louisiens sont intraitables avec une défense qui dissuade.
C’est jusque-là la meilleure pour une moyenne de 49.5 points par match. Un atout majeur. «Le championnat est une épreuve de régularité… Quand on a une défense, c’est une assurance» acquiesce Mamadou Gueye «pabi».
Pape Moustapha Diop, le «tueur» sur le plan offensif, le sLBc n’est pas un foudre de guerre, mais il a dans ses rangs un talent à l’état pur : pape Moustapha Diop. Un candidat sérieux à la couronne de roi» de la saison. Cet ailier-fort est de cette race de joueurs capables de faire basculer l’issue d’une partie. Doté d’une excellence technique individuelle, d’une belle adresse et d’un bon timing au rebond, il est décisif à tous les matchs.
La formation saint-louisienne va encore s’appuyer sur maitre à jouer pour aller au bout de l’aventure. Selon pape Banda Ndiaye, «l’objectif était clair depuis l’entame de la saison. Si on a fait venir Ndiaga Lô (ancien coach de l’ugB qui a remplacé Malik Bachir Diop), c’est parce que le club a placé la barre très haut».
Hors course en coupe du Sénégal (éliminé en quart de finale), le sLBc va tout donner pour un sacre historique. Pour cela, il va falloir se débarrasser de Louga Bc pour arriver en finale des play-offs. Les matchs se joueront en aller et retour avec l’avantage de recevoir en cas de belle.
«C’est une bonne chose. Il faut bien gérer ses demi-finales», indique pape Banda qui souligne que «le SLBC a souvent perdu des matchs décisifs joués durant la période du ramadan. Car, les joueurs tiennent à observer le jeûne. Et le club ne va rien les imposer. Il leur revient de décider le moment venu»
© Stades

























