
Un retour aux sources ? Que non puisque cet ancien champion d’Afrique n’était jamais sorti de la famille du karaté du fait de sa casquette de président de l’Association des anciens internationaux de karaté. « Donc on contribuait pour le développement de cette discipline en accompagnant les internationaux et même la fédération. Maintenant que je suis élu président de la fédération, mes activités vont être décisives et de manière permanentes », a indiqué l’ancien élève de Me Alioune Badara Hanne dit Bada qui l’avait moulé sous son aile protectrice depuis le bas âge.
Plusieurs fois champion du Sénégal dans la catégorie des moins de 65 kg, El Moctar, comme on l’appelle familièrement dans le milieu du karaté a été aussi champion du Sénégal toutes catégories en 1994 et plusieurs fois champion du Sénégal par équipe avec son club le Do Rama de Me Alioune Badara Hanne dit Bada qui était le club phare du pays. Il a été aussi été deux fois champion d’Afrique et une fois médaillé de bronze aux Jeux africains du Caire plus des participations à trois championnats du monde. « Ma priorité, ce n’était pas le karaté car j’étais étudiant, ce que je ne regrette pas aujourd’hui et finalement, j’ai réussi à aller au Canada pour terminer mes études », a ajouté ce jeune homme timide à la limite qui a pu décrocher son doctorat en Mathématiques appliquées option Recherches opérationnelles à l’université de Cherbourg et aussi un master en Ingénierie financière à Hec Montréal. Actuellement directeur académique à l’institut Sup de Co de Dakar, El Moctar Diop va s’atteler maintenant aux grands chantiers du karaté sénégalais. Des enjeux, il en aura à gérer puisque le karaté est devenu maintenant une discipline olympique. « Il y a des exigences de participation à certaines compétitions. Donc ce qui va demander beaucoup plus de moyens encore. Donc je pense que des stratégies vont être mises en place pour aller chercher ces financements. Je sais que le ministère des Sports fait beaucoup d’efforts et il a un budget limité.
Donc on va solliciter le Cnoss, d’autres partenaires, d’autres bonnes volontés. De toutes les façons, au niveau du karaté, il y a beaucoup de responsables qui ont la possibilité d’accompagner financièrement le karaté. Nous irons discuter avec eux, les solliciter pour que nos combattants puissent participer à ces différentes compétitions », a-t-il indiqué. A commencer par les championnats d’Afrique qui se profilent à l’horizon et que le Cameroun va abriter. « Pour cette compétition, on se prépare, on ne sait jamais si on est prêt ou pas. Mais j’ai vu avec les combattants que l’état de forme est au top. Ils n’ont pas arrêté de s’entraîner car lorsqu’on parlait de campagne pour les élections, eux étaient en pleine préparation. On a fait les tests physiques le week-end passé et je pense que l’état de forme est là et le moral aussi est bon. Il reste juste les derniers réglages au niveau tactique, technique. Pour cela, on va compter sur Fodé Ndao qui va accompagner et coordonner toutes les équipes nationales. Au niveau international, c’est plus la stratégie qui permet de gagner. Car à technique égale, c’est la stratégie qui fera la différence. Dès la semaine prochaine, on va passer au regroupement interne pour apporter des réglages », a-t-il promis.
Pour la participation aux Jo, le nouveau président de la fédération a souligné qu’il y a un système de qualification qui est défini sur la base d’un classement dans chaque catégorie au niveau mondial. « La fédération mondiale a défini un certain nombre de compétitions qu’on appelle les Open Premier Ligue et la participation à ces Open-là permet de gagner des points dépendant des résultats. Si on ne participe pas à ces Open, on nous enlève des points. Donc il y a environ 6 à 7 compétitions internationales auxquelles on doit participer, en plus des championnats du monde et d’Afrique et des tournois de la Zone 2 », déclare-t-il. Ce qui de prime abord rend le budget colossal. « Si on a les moyens, on doit pouvoir aller chercher des médailles. Il y a une stratégie de préparation qui nous permettra de fixer des objectifs à long terme parce que les Jo, c’est sur quatre ans ».
El Moctar Diop qui compte impliquer les anciens internationaux, a indiqué que dans tous les domaines de gestion il n’y aura pas d’exclusion. Dans ce cadre, il a promis que les expatriés seront sollicités sur les Open car là il s’agit de chercher des points pour le classement mondial. « Il y aura un suivi sur toute l’année afin de faciliter la sélection aux différentes compétitions. On a discuté de tout cela avec la Direction technique et Fodé Ndao ». Mais dores et déjà, il pourra toujours compter sur son employeur qui n’a jamais baissé les bras quand il s’agit d’aider les karatékas. Ababacar Sy, pour ne pas le nommer, a eu à sponsoriser beaucoup de compétitions, à soutenir beaucoup de combattants qui sont inscrits à l’école et même qui n’étaient pas inscrits directement au niveau des études, mais qui participaient au club de Sup de Co. Et tout dernièrement, pour les besoins de la préparation aux derniers Jeux africains, il avait pris en charge la préparation de quatre filles de l’école.
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