
C’était l’athlète spécialiste du 400m haies, El hadji Amadou dia Bâ, qui remporte la médaille d’argent derrière l’Américain Andre phillips et devant le grand Edwin Moses (invaincu depuis 1976). L’enfant de la Médina avait bouclé la piste en 47s23. La meilleure performance de sa carrière riche de cinq titres de champion d’Afrique, deux fois finaliste aux Mondiaux (1983 et 1988) et trois participations aux JO (1984, 1988 et 1992).
vingt huit (28) ans après, Amadou dia Bâ reste le seul médaillé olympique du Sénégal. «Je ne pouvais pas croire qu’une vingtaine d’années plus tard, on n’aurait pas une autre médaille», disait-il dans un entretien à l’ApS. Avant de dévoiler la recette qui est à l’origine de son exploit : «À Los Angeles (1984), j’étais finaliste et il fallait faire en sorte de voir comment mes principaux adversaires travaillaient. Pour cela, je me suis endetté pour aller vivre aux États-Unis d’Amérique avec la possibilité de m’entraîner ». Et de souligner : «Même si je courais avec les Edwin Moses, Harald Smith qui étaient mes idoles, je me disais que c’était possible en finale de décrocher quelque chose parce que je faisais partie des cinq meilleurs sur 400m haies».
Pour le secrétaire général de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, Jean Gomis, «Dia Bâ avait l’or au bout des pieds, s’il n’avait pas calculé le favori. En portant son attention sur lui, l’autre a filé droit vers l’or», confie-t-il à l’ApS.
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