
"Je suis candidat parce que notre discipline va très mal, et à tous les niveaux", a dit Diaw, officiel technique de la discipline.
"Le bilan de l’équipe conduite par Mohamed Diop est négatif à tous les niveaux", a-t-il soutenu, en parlant de l’actuel président de la Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage, candidat à sa propre succession.
L’élection du président de cette instance aura lieu dimanche, à la Piscine olympique nationale, a appris l’APS auprès de la fédération.
Selon la même source, trois candidats sont en lice : Sidate Niane, qui a dirigé la structure de 1984 à 2001, Mohamed Diop, le président de la fédération depuis 2001, et Abdoulaye Diaw.
"Il n’y a plus d’élite et seuls les voyages à l’étranger les intéresse, au moment où la discipline se meurt année après année", a dit Diaw, en parlant de Mohamed Diop et de ses collaborateurs.
"Ils essaient d’organiser des compétitions de la Zone 2 pour mettre de la poudre aux yeux des non-initiés", ajoute-t-il, estimant qu’"il n’y a pas de natation dans notre zone". "Ils donnent ainsi l’impression de gagner des médailles."
Les dirigeants actuels de la Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage veulent "décourager" les clubs de natation au Sénégal, selon Abdoulaye Diaw.
"Comment comprendre que des clubs viennent prendre, sans aucune compensation, les nageurs que des clubs traditionnels ont formé ?" s’est interrogé Diaw.
Mohamed Diop dit, pour sa part, "ne pas vouloir laisser tomber" ses collaborateurs du bureau sortant. Diop affirme que ces derniers lui ont demandé de briguer un nouveau mandat.
"Nous avons un projet et une vision. C’est de développer cette discipline qui manque cruellement de moyens, dont les dirigeants ne manquent pas de volonté et d’idées", a assuré le patron sortant de la natation sénégalaise, soulignant qu’il travaille à "la massification de la pratique" de ce sport au Sénégal.
Concernant les critiques de ses adversaires, Mohamed Diop fait valoir qu’il n’est pas permis de comparer l’instance nationale chargée de la discipline à celles de l’Egypte et de l’Afrique du Sud, en termes de moyens.
"Il y a des moyens et des infrastructures pour la natation dans ces pays, au contraire du nôtre", a-t-il argué.
Au Sénégal, il est impossible d’avoir chaque année des nageurs pouvant prétendre à des médailles continentales, selon lui.
"Pour ceux qui connaissent la natation sénégalaise, les nageurs qui ont gagné des médailles sur le plan continental peuvent être comptés sur les doigts d’une main", a soutenu Mohamed Diop.
Il rappelle avoir été le seul nageur sénégalais à gagner des médailles en Afrique, dans les années 80-90, après Hussein Houdrouge dans les années 60.
"Ensuite, Malick Fall a suivi", a-t-il ajouté, espérant que Mbaye Niane, Adama Niane et Ismaïla Kane pourront prendre la relève.
"Le moment serait mal choisi pour en parler", a répondu Mohamed Diop, interrogé sur l’exil clandestin de certains dirigeants et nageurs sénégalais, qui profitent des stages à l’étranger pour s’expatrier.
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