
Où en êtes-vous avec les préparatifs du tournoi international de Dakar ?
Là, vraiment, le Comité d’organisation est à pied d’œuvre. Depuis hier (mercredi), on a commencé à saisir les délégations devant participer à ce tournoi. Je pense que nous aurons 13 pays. À la date d’aujourd’hui, on a la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, le Mali, la Gambie, les deux Guinées, le Cameroun, le Gabon, la France, le Cap-Vert et le Tchad. Plus le Sénégal. Ça fera 13 nations. C’est une bonne performance pour une première édition et je pense que ça peut être une compétition d’un bon niveau, à deux semaines des Championnats d’Afrique.
Toutes les dispositions sont donc déjà prises pour la tenue de ce tournoi…
Certaines dispositions sont déjà prises, d’autres sont en cours. Tant que tout le monde ne sera pas là, on ne saura pas effectivement s’il peut y avoir des couacs à l’accueil et l’hébergement. Pour les délégations déjà arrivées, je ne sais pas si tout se passe bien. Notre principale crainte c’est par rapport à l’organisation matérielle de la compétition. Parce qu’il y a malheureusement un match de basket à Marius Ndiaye ce vendredi. Ce qui fait qu’on ne prendra possession de la salle qu’à partir de 20 heures. La compétition devant commencer le lendemain à 9 heures. Donc cela nous laisse très peu de temps pour faire la mise en place, vérifier tous les réglages techniques, le tournage, faire le câblage pour la sonorisation et les lumières. C’est un peu ça notre crainte. On commencera à travailler d’arrache-pied pour que les choses puissent être prêtes avant le début de la manifestation.
Quelle appréciation faites-vous du plateau avec 12 pays ?
C’est un beau plateau. On a l’habitude de faire des tournois à l’étranger. Généralement si les tournois ne sont pas organisés par l’instance continentale, on a difficilement plus de 5 pays. Quand on organise une première fois avec 12 pays, je pense que ça peut être considéré comme une bonne performance.
Le budget du tournoi est-il bouclé ?
Le budget se boucle au fur et à mesure. Il faut comprendre que quand on fait le budget global, les accréditions sont prises en compte. Et ces accréditions sont payées par les participants au fur et à mesure de leur arrivée. Donc, il y a le budget lié aux accréditions et celui de l’organisation matérielle de la compétition.
Le budget matériel d’organisation n’est pas bouclé à 100% mais on y est. le budget s’élève à combien au juste ?
Pour l’organisation matérielle, on va tourner autour d’une trentaine de millions FCFA. Si on y ajoute l’hébergement payé par les participants, on sera autour d’une quarantaine de millions FCFA sur les accréditions. Globalement, on ne devrait pas être loin d’un budget de 100 millions FCFA.
Quel est l’objectif du Sénégal qui sera fortement représenté par un contingent de judokas ?
Il faut savoir qu’on est à deux semaines des Championnats d’Afrique. La décision qui a été prise par la Direction technique nationale est d’engager l’équipe nationale du Sénégal et, à côté, certains combattants qui ne sont pas sélectionnés en équipe nationale pour qu’ils puissent quand même tirer sous la bannière du Sénégal. L’équipe nationale du Sénégal sera représentée par 34 athlètes et, à côté, je pense qu’on aura une vingtaine d’athlètes qui viendront des clubs. Ajoutés aux étrangers, je pense qu’on aura un beau plateau. Faire une compétition de cette envergure à deux semaines des Championnats d’Afrique, nous permettra de faire le choix définitif par rapport à l’équipe qui représentera le Sénégal à Tunis en avril. J’imagine que cette compétition aura son pesant d’or pour la sélection.
A quand l’arrivée des délégations ?
Les délégations ont commencé à arriver. Le Tchad est arrivé depuis mardi. La Côte d’Ivoire est arrivée ce matin (hier). Le Gabon arrive ce soir (hier). Les Marocains arrivent durant la nuit.
Que signifie pour vous la présence des Maghrébins à ce tournoi de Dakar ?
Cela a beaucoup de significations. Le fait d’envoyer leurs combattants à deux semaines des Championnats d’Afrique, c’est que ce sont des gens qui croient à la qualité du judo sénégalais. L’autre chose, c’est une marque d’amitié des Fédérations maghrébines à l’égard de la nôtre. Parce qu’on a participé à des compétitions qu’ils ont organisées et là, c’est l’occasion pour eux de nous rendre l’ascenseur
© Stades















