
‘’On peut nourrir des craintes légitimes, parce qu’après Mbaye Niane et à des degrés moindres les jeunes Matar Samb du CND (Cercle des nageurs de Dakar) et Adama Thiaw Ndir (Yoff), la relève tarde à se matérialiser et à se mettre en place’’, a dit le nageur sénégalais établi en France depuis 2002.
Parlant de la natation sénégalaise, le nageur a appelé les autorités à confier la gestion de la piscine olympique nationale à la Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage (FSNS) pour qu’elle puisse dérouler correctement des programmes.
Celui qui a hérité de Mohamed Diop, actuel président de la FSNS, souhaite la mise en place d’une politique de massification mais aussi de prise en charge réelle des jeunes à fort potentiel.
‘’La France n’existait pas au début des années 2000 en natation. Mais après Laure Manaudou et ses médailles en 2004, elle a réussi, grâce à une politique axée sur les pôles sportifs qui font de la détection dès le bas âge, à faire partie des meilleurs nations de natation du monde’’, a-t-il dit.
''Si le Sénégal n’a pas les mêmes moyens que la France, il y a des idées et du potentiel pour faire quelque chose'', s’est-il empressé d’ajouter.
''Avec l’énorme potentiel au niveau des jeunes, il suffit de prendre en charge les plus talentueux pour voir une élite se former rapidement'', a-t-il indiqué, se disant prêt à jouer sa partition dans un tel projet.
A 28 ans, Malick Fall, qui dit avoir fait une formation de préparateur physique en natation, estime qu’il est temps de penser à sa relève, même s’il n’est pas encore prêt à prendre sa retraite.
‘’Tant que je suis, motivé, je nagerai’’, a dit le pensionnaire du Stade Français qui vit en France depuis 2002.
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