Le World Tennis Tour J5 Dakar a démarré ce lundi au club olympique Dakar. La compétition qui va durer deux semaines (21 octobre au 2 novembre) permettra aux jeunes de lancer leur compteur ou augmenter des points. Le Sénégal ITF Junior est une compétition officielle qui regroupe les jeunes de 13 à 18 ans. Organisé par un groupe de passionnés du tennis, elle a pour objectif de donner un souffle nouveau à cette discipline au passé glorieux.
Baidy Dieng est le co-directeur de cet événement qui est devenu incontournable dans l’agenda du tennis sénégalais. Sur la corniche ouest, se trouve le club olympique de Dakar. Dans ce site qui abrite d’autres sports, tels que les arts martiaux, la natation, le fitness ou encore la musculation, le tennis avec ses huit courts est à l’honneur. Une compétition qui compte 11 sénégalais : « L’idée est de préparer pour les années à venir, une équipe nationale junior pour la coupe Davis (la plus prestigieuse des compétitions internationales annuelles de tennis masculin par équipes), les jeux olympiques de la jeunesse, mais aussi une équipe capable d’affronter les autres équipes africaines. L’idée est venue l’année dernière avec une quinzaine de passionnés de tennis (des parents, des anciens champions du tennis, la famille…). Nous avons pu monter une organisation qui se veut très professionnelle, de manière à promouvoir le tennis jeune au Sénégal, de manière à revenir à avant où on avait de vrais champions africains qui était sénégalais. La démarche est de pouvoir organiser localement ce qui sera une exposition » explique Baidy Dieng.
Contrairement à la première édition, celle 2019 va durer deux semaines. Le comité d’organisation veut faire de ce rendez vous annuel, une vitrine du tennis sénégalais mais surtout un moyen pour les jeunes-futurs champions – de se frotter au meilleurs de leur génération. « Là c’est un grade 5. Quand on descend vers les grades 4,3,… c’est encore plus intense. Et si la compétition devient difficile on aura les meilleurs joueurs mondiaux à Dakar. Et nous voulons que nos jeunes se jaugent à des adversaires de niveau mondial. S’ils le font, ils composeront une belle équipe sénégalaise garçons et filles. On a les moyens car on a les jeunes qu’il faut pour cette équipe. Ce que l’on veut, c’est que le Sénégal soit présent dans les grandes compétitions. On est entrain de faire un exercice qui permet aux gens d’être prêt avant le Jour-J. On ne va pas attendre la veille d’une grande compétition pour appeler les gens à coup de tam-tam et leur dire ; venez faire de la compétition. On prépare les choses dans la durée, et il faut des efforts. Il faut de la passion, on le fait bénévolement c’est sur mais on le fait avec ce supplément d’âme qui fait que nous le faisons comme des professionnels. »
Une centaine de jeunes, plus d’une trentaine de nationalités sont actuellement à Dakar. Le Sénégal ITF junior est un melting-pot où les jeunes qui viennent de découvrir le Sénégal ne veulent plus rentrer! Une satisfaction pour les organisateurs qui ont atteint un objectif extra-sportif. « Au delà de l’aspect sportif, nous avons voulu que tous les jeunes de tous les pays du monde se rassemblent pendant deux semaines. C’est l’échange culture, c’est le plus. La compétition, c’est le prétexte. Nous voulons que nos jeunes soient des citoyens du monde. Nous voulons que le jeune qui vient de Niayes Thioker, de Keur Massar ou du Point E se retrouvent ensemble et affrontent le jeune de la France ou de l’Australie. C’est l’expérience humaine ».
En dehors de la compétition, d’autres activités de divertissement et d’enseignement sont au menu. L’idée est de faire connaitre le tennis et de faire aimer la discipline. Pour pratiquer, il faut de la passion et cela commence avec les tout-petits. « En plus de la soirée des joueurs qui aura lieu à la cabane du surf et la journée avec les enfants qui vont taper la balle avec les champions, nous allons organiser une exposition de photos des anciennes gloires. Nous allons expliquer au public avec des statistiques à l’appui, quelle est la place du tennis au niveau mondial. Quand on parle football, tout le monde sait, personne ne connait. C’est donc le moment de découvrir le nombre de personnes qui jouent au tennis, le nombre de clubs… On pourra toujours le comparer au nombre de clubs sénégalais qui n’est pas suffisant. Mais on espère dans une dynamique normale qu’on aura plus d’infrastructures et plus de clubs. Car je suis persuadé qu’il y’a plus de champions sénégalais dans la banlieue et que peut être ils n’ont jamais touché la balle »
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