
Président, vous organisez à Bamako votre 2ème tournoi à la tête de la Zone 2. Quelle sera la particularité de l'édition de cette année ?
Nous allons organiser au Mali où nos amis sont fin prêts. Le Mali s'est également doté d'une deuxième salle dans Bamako ; donc les conditions de jeu seront meilleures. Pour le reste, c'est vrai que nous appréhendons la chaleur qu'il fait là-bas mais nous avions demandé à tous les pays de s'attendre à cela. Il va faire très chaud à Bamako et les équipes doivent se préparer en conséquence. Maintenant, en ce qui concerne le Challenge Trophy, il n'y a pas beaucoup de difficultés parce que la Fédération internationale de handball prend en charge une bonne partie des dépenses liées au transport et à l'hébergement. Donc il y a moins de soucis. Maintenant, on espère que sur place, toutes les commodités seront mises à disposition ; en tout cas, nous veillerons sur ça. L'autre disposition particulière que nous avions prise, c'est par rapport à la lutte contre la fraude sur l'âge. Cette fois-ci, nous avons demandé à la Confédération africaine de handball (Cahb) d'expérimenter, par rapport à la Zone 2, l'application de l'Irm pour pouvoir faire le contrôle sur les différents athlètes, surtout s'il y a des doutes. Ces dispositions seront appliquées pour la première fois au plan médical.
La pratique du handball n'est pas homogène dans les pays de la Zone. Qu'est-ce qui est fait pour remédier à cette situation ?
J'ai entamé une série de visites dans les différents pays. J’étais d'ailleurs la semaine dernière en Gambie. Immédiatement après le tournoi de Bamako, j'irai au Cap-Vert, ensuite dans les autres pays de la Zone pour sensibiliser les autorités. C'est ce que j'ai fait en Gambie où j'ai rencontré le Directeur exécutif du Conseil national du sport et le ministre des Sports. Ainsi que les gens qui accompagnent la Fédération gambienne qui vient de se doter d'un nouveau tapis extérieur qui, avec les nouveaux clubs qu'ils ont, peut valablement faire un championnat correct. A cette occasion, j'ai également rencontré Beatrice Allen qui est membre du Cio avec qui j'ai longuement discuté sur la nécessité, par sa posture de membre du Cio, de nous accompagner. Elle est dans les dispositions de le faire. Et la contribution du Sénégal dans le développement du handball dans la sous-région, c'est aussi de permettre à des équipes comme la Gambie, la Mauritanie de venir rencontrer ici nos équipes. Je donnais l’exemple et j'ai dit à l'équipe nationale gambienne que si je savais qu'elle s'entrainait, j'aurais pu demander à l'équipe de Sokone de venir sur place et faire quelques jours d’entrainement avec elle ou qu'elle se déplace à Sokone. On est donc dans ces perspectives d'échanges ; nous allons envoyer les lecteurs arbitres que nous avons, à savoir Chérif Ndiaye et Aimé Mbengue dans la sous-région pour faire la formation des arbitres. Tout comme les lecteurs entraîneurs que nous avons, à savoir Safiétou Diatta et Youga Dieng pour accompagner la formation des entraîneurs. Le Sénégal, par sa position et avec les ressources qu'il a, peut également accompagner ces pays et c'est ça, également, la philosophie de la Zone 2.
Pourtant, c'était l'une des recommandations lors du Congrès qui vous a élu….
C'est cela, sur ce, il y a Chérif Ndiaye qui a déjà fait un stage au Cap-Vert. Il a également accompagné les arbitres gambiens. Nous allons programmer des sessions qui, à la demande, permettront à la Zone de se doter de ressources humaines. Sinon elle ne peut rien faire. C'est à la demande que nous agissons et chaque fois que je reçois une demande venant d'un pays membre, nous le faisons bien volontiers. Et pour les tournées, elles seront l'occasion de jauger le niveau du handball sur place. »
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