À la veille du départ des Lionceaux pour l’Azerbaïdjan, Ousmane Diop s’est confié à Wiwsport dans un entretien exclusif sur la préparation du Sénégal pour la première édition de la Coupe du monde U15, organisée sous le format d’un festival. En regroupement depuis plus d’un mois, le sélectionneur revient sur le travail effectué, les choix ayant conduit à retenir 14 joueurs et les particularités de cette compétition disputée à huit contre huit.
Coach, vous avez entamé votre préparation il y a quelques semaines. À la veille du départ pour l’Azerbaïdjan, pouvez-vous nous faire le point sur le travail effectué et sur l’état actuel du groupe ?
Effectivement, cela fait plus d’un mois que nous sommes en rassemblement pour préparer cette Coupe du monde, qui sera une première. Nous sommes donc très prêts. Nous remercions la Fédération et la Direction technique, qui nous ont permis d’être là depuis un bon moment pour préparer cette compétition.
Vous retrouvez plusieurs joueurs que vous avez conduits au sacre du Championnat africain de football scolaire U15 à Harare, en avril dernier. Est-ce que le fait de connaître déjà une partie de cette génération facilite votre travail aujourd’hui ?
Absolument c’est un groupe que nous connaissons déjà. Mais ce tournoi a un format particulier, puisque c’est une compétition à huit et que l’effectif doit être réduit à 14 joueurs. Ce n’était pas facile, car nous étions au départ avec 22 joueurs. Il a donc fallu faire des choix et laisser huit joueurs. Le Sénégal est aujourd’hui un vivier du football. Ce n’était pas facile pour nous et pour le staff, car il y avait beaucoup de joueurs derrière. Nous pensons que ceux que nous avons retenus ne vont pas nous décevoir. Nous connaissons leurs qualités et, au regard de leur enthousiasme et de leur engagement, nous sommes confiants pour la suite.

Cette Coupe du monde se jouera à huit contre huit, avec des matchs de deux périodes de 20 minutes. Qu’est-ce que ce format change dans votre approche tactique et dans la préparation des joueurs ?
Bien sûr, nous sommes obligés de nous adapter, parce que jouer à huit, ce n’est pas comme jouer à onze. Il va donc falloir mettre en place des stratégies et bien se préparer sur tous les plans et dans toutes les lignes. Pour moi, cela demande beaucoup de travail tactique, de courses et d’intensité.
Le Sénégal retrouvera notamment le Cameroun, l’Inde, le Bahreïn, la Grenade et le Laos dans le groupe K. Comment abordez-vous cette diversité d’adversaires et comment comptez-vous préparer votre équipe à ces différents styles de jeu ?
Positivement c’est d’abord un brassage qui permet de découvrir d’autres nations. C’est aussi cela, la beauté du football. Les jeunes ont de la chance, car ce n’est pas donné à n’importe quel joueur de rencontrer plusieurs nations dans une même compétition. Nous ne connaissons pas encore ces équipes, bien sûr, mais nous savons que le football se joue partout. Ce sera donc l’occasion de les découvrir.
Pour cette première Coupe du monde U15, comment comptez-vous concilier l’ambition de réaliser un bon résultat et la volonté de permettre à ces jeunes joueurs d’acquérir de l’expérience au plus haut niveau ?
L’objectif est de bien participer, de bien présenter le Sénégal et de le représenter dignement. Nous allons tout faire pour que ces jeunes se sentent bien, prennent du plaisir et montrent ce qu’ils savent faire. Le plus important, c’est de prendre du plaisir dans le jeu.

Quel message souhaitez-vous adresser à la population sénégalaise avant cette compétition ?
Je voudrais adresser un message de remerciement et de soutien. Je demande à toute la population sénégalaise de continuer à nous soutenir et de prier pour nous, afin que nous fassions une belle prestation à la Coupe du monde. C’est aussi l’occasion de remercier mon staff et mes collaborateurs, qui sont toujours présents et font le travail nécessaire. C’est moi qui suis sous les projecteurs, mais nous travaillons tous ensemble en coulisses. Nous avons un staff très compétent, avec Djiby Fall, Momar Mbengue, le docteur Coly et le docteur Yakou Aidara. C’est un staff qui travaille bien et qui vit bien. Aujourd’hui, vous n’avez pas trouvé Demba et Seydi, qui sont experts FIFA et sont partis en séminaire à Saly. La qualité est là. Moi, je chapeaute le tout, mais c’est grâce au travail collectif que nous avançons. Je les remercie beaucoup.
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