Après son premier rassemblement avec les Lions, le sélectionneur national Patrick Vieira a accordé une interview à la RTS. Le technicien de 50 ans a fait le bilan de ses trois premiers matchs sur le banc de la Tanière et les perspectives de son aventures avec les champions d’Afrique. Pour Vieira, ses objectifs à la tête de l’E]Équipe Nationale sont clairs : se qualifier à la CAN 2027, aller chercher le trophée et faire évoluer et rayonner l’équipe.
- Un extrait de l’entretien
Vous venez de disputer vos premiers matchs sur le banc de l’équipe nationale du Sénégal. Globalement, quel est le bilan que vous tirez de ces trois matchs ?
Enfin, quand on regarde le bilan comptable après ces deux matchs de qualification, quatre points, ça reste quand même une satisfaction. Et puis après, quand on regarde dans le jeu et par rapport à ce qu’on a proposé, ce que moi je voudrais mettre en place, c’est sûr qu’il y a encore des axes de progression. Mais je suis convaincu du succès qu’on va avoir avec cette équipe nationale, par rapport au talent individuel, mais surtout par rapport à l’implication des joueurs. J’ai trouvé un groupe qui était assoiffé d’apprendre, d’écouter, et j’ai senti les joueurs très concernés par le projet de jeu que l’entraîneur, c’est-à-dire moi, essaie de mettre en place. Et je trouve ça plutôt très positif.
Le premier match, c’était au Mozambique, à Maputo, au stade de Zimpeto. Un but partout. Avec le recul, ne pensez-vous pas que le Sénégal aurait pu gagner cette rencontre-là et empocher les trois points de la victoire ?
Je pense qu’au vu de la première mi-temps, on aurait pu marquer plus de buts. Je pense que cette première mi-temps a été très positive au niveau du jeu. Je trouve qu’on a été très agressifs au niveau du pressing, on a été très disciplinés sur le terrain et on a pratiqué un bon football. Malheureusement, on n’a pas pu concrétiser nos occasions, mais je trouve que si on rentrait à la mi-temps avec deux ou trois à zéro, il n’y aurait rien à dire.
Mais dans le foot, le plus important, c’est de mettre ces occasions au fond, et on n’a pas su le faire. Après, on a fait une deuxième mi-temps un peu moins bonne sur l’aspect physique. Je pense qu’on a souffert, et puis cette équipe du Mozambique a pris le dessus et s’est créé des situations — pas d’occasions franches, mais des situations — et ils ont réussi à marquer ce but sur un manque de concentration de notre part. À partir de là, le match nul, il faut qu’on l’accepte. Il y a des enseignements très positifs qu’on a tirés de ce match-là.
La circonstance atténuante pour l’équipe du Sénégal, c’est peut-être la pelouse. Certains disent même que c’est un champ de patates. Ça n’a pas aidé l’équipe à produire un beau football.
Ça n’a pas été facile, mais il n’y a pas d’excuses, parce qu’on a un groupe de joueurs qui ne cherchent pas d’excuses. La condition de la pelouse est la même pour les deux équipes, il faut faire avec. Et quand on voit cette première mi-temps qui a été plutôt positive, je pense qu’on a fait avec. On aurait pu prendre les trois points, malheureusement on ne les a pas pris, mais il y a des enseignements à tirer de cette rencontre et par rapport au projet de jeu qu’on veut mettre en place. Ce match-là, bien sûr, va nous permettre de progresser.
Ce premier match, c’était votre baptême du feu en tant que sélectionneur et entraîneur d’une équipe nationale. Comment l’avez-vous vécu sur le banc en termes d’émotions et de sensations ?
Le sélectionneur a toujours envie de bien débuter. L’entraîneur se concentre plus sur le résultat et la victoire que sur la manière. La manière a eu lieu d’être sur cette première période, mais malheureusement la deuxième période a été un peu plus poussive et on n’a pas su concrétiser toutes nos occasions. Mais au niveau de l’émotion, ça a été un moment très fort. Être sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, émotionnellement, c’est très fort. Toute la famille était devant la télé, et ils avaient tous envie bien sûr de commencer par une victoire.
J’imagine que vous avez reçu beaucoup de messages après ce premier match sur le banc du Sénégal.
Oui, beaucoup de messages avant, après, beaucoup d’encouragements. C’était quelque chose, sur l’aspect émotionnel, de très fort. C’était que le premier match, mais c’était très haut, ouais.
Après ce premier match, il y a eu le deuxième à Bahir Dar, en Éthiopie, votre première victoire sur le banc du Sénégal. Mais que ce fut dur face aux Éthiopiens, qui ont montré beaucoup d’engagement, surtout en seconde période !
Oui. Et puis vous savez, je suis quelqu’un qui échange beaucoup avec mon entourage et surtout aussi avec les joueurs. Le message était clair : il n’y avait pas de match facile. Il y avait des conditions qui étaient très compliquées, et on s’attendait à un match très compliqué. On a eu un match très compliqué, et surtout, il est important de gagner les matchs compliqués. Tout n’a pas été parfait sur ce match-là, mais je pense qu’au niveau de la concentration, du focus et du sérieux, nous avons fait un match de très haut niveau.
Je pense que ce match-là aussi a fourni des enseignements positifs : c’est-à-dire qu’on n’a pas besoin forcément de très bien jouer pour gagner les rencontres. Il va y avoir des rencontres comme celui-là, et à partir de là, il faut trouver les moyens de gagner, de prendre les trois points. Contre l’Éthiopie, nous l’avons fait.
Est-ce que l’équipe n’a pas souffert en seconde période de l’altitude ? On était à quelque 1800 mètres au-dessus du niveau de la mer.
On a souffert de ça, on a souffert du voyage, on a souffert physiquement, et on a aussi souffert de la qualité de l’adversaire. Mais à un moment donné, dans un match de football, il faut savoir faire le dos rond, accepter la supériorité de l’équipe adverse par moments, et voir ce que nous, on peut proposer pour ne pas concéder de buts. C’est l’axe de progression par rapport au premier match contre le Mozambique où, lors d’un moment faible, on avait pris un but. Contre l’Éthiopie, on a eu des moments faibles, mais on a su rester solidaires, faire le dos rond et défendre ensemble. C’est une progression importante pour la suite.
Dans cette fenêtre FIFA, vous avez expérimenté les longs voyages en Afrique, l’état de certaines pelouses, le climat. J’imagine que c’est une expérience enrichissante pour vous.
Oui, ça a été une expérience pour moi en tant que sélectionneur, mais le plus important, ce sont les joueurs. Ils savaient dans quelles conditions ils allaient aborder ces matchs, et aucun joueur ne s’est plaint parce qu’ils sont habitués à ces conditions. C’est ça qui est important.
Il y a aussi les tracasseries administratives en Afrique. Ce n’était pas évident le déplacement de Maputo à Addis, puis d’Addis à Bahir Dar.
Oui, mais c’est un axe de progression qu’on doit mettre en place pour essayer de mettre les joueurs dans les meilleures conditions. Je discute et j’échange énormément avec le président, avec qui j’ai de très bonnes relations, sur ces expériences pour trouver le moyen de placer les joueurs dans les meilleures conditions afin qu’ils soient à 100 % sur le terrain.
Après les matchs face au Mozambique et à l’Éthiopie, il y a eu la rencontre amicale du 4 octobre face aux Comores au stade Vélodrome de Marseille. En conférence de presse d’après-match, vous déclariez que l’équipe est sur la bonne voie. Est-ce que cela signifie que vos idées commencent à s’installer et que les joueurs assimilent votre projet de jeu ?
Oui, bien sûr, il y a une progression, d’autant plus que la plupart des joueurs alignés n’avaient pas joué les deux premiers matchs. Sur l’aspect tactique, par rapport au très peu de temps qu’on a passé ensemble sur le terrain, ça a été une satisfaction. J’étais vraiment très content de ce que j’ai vu. Encore une fois, tout n’est pas parfait, mais j’ai vu un jeu cohérent par rapport au match du Mozambique. J’ai vu des choses cohérentes sur le plan tactique, et c’est ce qui m’a vachement plu.
Sur ces trois matchs, vous avez fait tourner, vous avez aligné quasiment trois onzes différents, et des systèmes différents également. Idéalement, quel est le système qui correspond le mieux au morphotype du joueur sénégalais ?
La chose la plus importante pour moi, c’est l’animation. C’est trouver le système et l’animation qui vont faire ressortir la qualité des joueurs. Mais je suis persuadé que, par rapport à ce que le Sénégal représente sur le continent africain, on doit proposer un football très ambitieux, c’est-à-dire un football basé sur l’offensive, la création de situations, d’occasions et de buts. On a la chance d’avoir des joueurs qui évoluent dans de grands championnats et de grands clubs en Europe. À partir de là, il est important de proposer un football très agressif, tourné vers l’avant.
Vous avez aligné une défense à quatre, et à un moment donné face à l’Éthiopie, on a cru voir une défense à trois. Est-ce qu’une défense à trois convient à l’équipe du Sénégal ?
Enfin, je n’ai pas trouvé que c’était une défense à trois… Le plus important pour moi, c’est de mettre les qualités individuelles des joueurs au service du collectif. On a pu voir sur les deux premières rencontres Malick sur le côté gauche avec énormément d’énergie, qui se porte vers l’avant, crée le surnombre et met beaucoup de centres dans la surface. C’est un profil très intéressant par rapport à ma vision du football. Il est important d’être très agressif dans cette phase offensive, parce qu’on est le Sénégal, tenant du titre de la Coupe d’Afrique, et on doit imposer notre jeu.
Dans ces trois matchs, vous avez fait jouer beaucoup de jeunes talents qui font leurs preuves en Europe. Est-ce un indicateur que l’option de Patrick Vieira est de rajeunir davantage l’équipe ?
Non, l’objectif de Patrick Vieira, c’est de gagner des matchs, c’est d’être compétitif. Mon rôle n’est pas de faire plaisir aux joueurs, mon rôle est de mettre la meilleure équipe pour gagner. Je fais des sélections par rapport à ce que je vois dans leurs clubs respectifs, et je sélectionne les meilleurs pour représenter le Sénégal. S’il y a beaucoup de nouveaux joueurs, c’est tout simplement parce qu’ils le méritent.
À côté de ces jeunes, il y a des cadres comme Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Gueye, qui comptent chacun plus de 100 sélections. C’est beaucoup ! Vous comptez sur eux sur et en dehors du terrain ?
Bien sûr, je compte sur eux. Ils m’ont confirmé qu’ils voulaient continuer à apporter leur expérience à l’équipe nationale. On parle de joueurs à la carrière exceptionnelle, que je connaissais déjà, mais j’ai été agréablement surpris sur ce premier rassemblement par l’impact positif qu’ils ont dans le groupe, ce que le public ne voit pas toujours. Ces joueurs-là apportent énormément au sélectionneur et à ces jeunes qui découvrent le niveau international. Quand je vois le discours de ces cadres dans les vestiaires avant le match, c’est pour ça que je suis confiant. J’aime les appeler des « joueurs positifs » qui tirent les jeunes vers le haut.
Ils sont importants, mais est-ce qu’ils auront toujours le même temps de jeu qu’par le passé ? Avec la concurrence et l’âge…
Le football, c’est la concurrence, et ces joueurs-là le comprennent encore mieux que vous ou moi, car ils le vivent au quotidien. S’ils continuent à jouer à ce niveau à cet âge-là avec autant de sélections, c’est qu’ils savent que la concurrence fait partie du métier. Mon rôle est de sélectionner les onze joueurs qui vont représenter la nation et nous faire gagner. Mais l’état-moyen et l’état d’esprit de ces anciens sont exceptionnels et exemplaires. Ils étaient sur le banc lors des deux premiers matchs, et ils ont accepté ce choix sans problème.
Ces joueurs-là méritent une vraie communication et de la transparence. Je suis très proche d’eux. J’ai eu la chance durant ma carrière d’avoir d’excellents rapports avec mes entraîneurs, et je reproduis cela. Je discute franchement avec les cadres pour leur expliquer mes choix, et ils sont assez professionnels pour les accepter. Leur état d’esprit est irréprochable. J’ai de la chance de les avoir, car ils m’aident aussi à comprendre les choses beaucoup plus rapidement.
Et parmi les anciens, il y a la star Sadio Mané, qui n’était pas là en octobre en raison d’une blessure. Quel sera son rôle dans le projet de Patrick Vieira ?
On parle d’un des très grands joueurs du football mondial. Il est toujours compétitif, il réalise de très bons matchs avec son club, et il n’y a aucune raison qu’il ne soit pas sélectionnable. Malheureusement, pour ce premier rassemblement, un problème au genou l’a empêché d’être avec nous. J’espère qu’il n’aura plus ce problème physique et qu’il sera là au prochain rassemblement.
Lors de la dernière CAN, Sadio Mané avait déclaré que ce serait sa dernière avec le Sénégal, ce qui suscite beaucoup de questions. Va-t-il jouer les éliminatoires et la CAN dans huit mois ? Avez-vous eu une discussion à ce sujet ?
Non, pas spécialement. On doit d’abord se qualifier, et ensuite on se concentrera sur la CAN. Aujourd’hui, il fait partie des meilleurs joueurs à son poste, et je pense qu’il a encore énormément à donner à l’équipe nationale. On aura le temps d’en discuter plus tard, mais pour l’instant, on a besoin de Sadio, et j’espère qu’il sera bien physiquement pour nous rejoindre au prochain rassemblement. D’ailleurs, il a déjà signé une passe décisive ce week-end avec Al-Nassr en Saudi Pro League.
Pendant ces trois matchs, il y a eu une absence remarquée, celle d’Ismail Jakobs. Est-ce un choix du coach ou y a-t-il un problème ?
Non, non. Il y a eu peut-être un petit problème de communication à l’extérieur, ce qui laisse la porte ouverte à tous les commentaires. Je l’ai eu au téléphone, nous avons discuté tous les deux, et il y avait de petits problèmes personnels. C’est pour cette raison que nous avons décidé, lui et moi, de le laisser à la disposition de son club. Mais je l’ai revu jouer récemment contre Barcelone en Ligue des champions. Il ne devrait pas y avoir de soucis pour le prochain rassemblement. En novembre, dans quelques semaines, on devrait avoir Ismail Jakobs dans le groupe, inch’Allah.
Toujours au chapitre des choix, vous avez aligné Yehvann Diouf comme titulaire lors des deux premiers matchs, puis Mory Diaw contre les Comores. Avez-vous tranché à ce poste ?
Non, je n’ai pas tranché. Pour les gardiens comme pour les autres joueurs, il est important d’instaurer une concurrence, car c’est elle qui tire le niveau vers le haut. Il sera important de suivre le comportement des gardiens dans leurs clubs respectifs, et nous prendrons une décision avec Kader, l’entraîneur des gardiens avec qui je discute énormément. À ce niveau international, il n’y a pas de place garantie, il faut une remise en question permanente.
Le Sénégal a eu l’un des meilleurs gardiens au monde, Édouard Mendy. Certains regrettent sa retraite internationale et aimeraient qu’on le convainque de revenir. Comprenez-vous cet avis ?
Oui, je le comprends, car Édouard fait partie des meilleurs gardiens mondiaux de ces dix dernières années. C’est une grosse perte pour l’équipe nationale. Mais il faut toujours respecter la décision d’un joueur, aussi difficile soit-elle. J’ai beaucoup discuté avec lui, je lui ai donné mon point de vue — je pensais qu’il avait encore beaucoup à donner. Mais c’est un choix qu’il faut accepter. Cela donne l’opportunité à d’autres gardiens de démontrer leur talent. La porte de l’équipe nationale lui sera toujours ouverte, mais nous devons avancer.
Venons-en à l’environnement de l’équipe nationale, qui avait suscité de grands débats lors de la dernière Coupe du monde. Vous avez amené certains membres du staff. Qui sont ces personnes arrivées avec vous ?
Ce qui s’est passé à la Coupe du monde doit servir d’expérience positive pour apprendre des moments difficiles. Il était important de discuter avec la Fédération pour voir les éléments déjà en place, car l’objectif était aussi de continuer avec eux. Bien sûr, un nouveau sélectionneur arrive avec quelqu’un sur l’aspect technique et tactique avec qui il a l’habitude de travailler, tout en identifiant les manques à combler. C’est pour cela que j’ai eu une discussion très ouverte avec la Fédération.
Vous êtes venu avec deux adjoints et deux analystes vidéo, en plus d’un adjoint sénégalais et d’un analyste vidéo déjà en place comme Fadel…
Oui. Concernant les nouveaux, il y a d’abord Marsiglia, quelqu’un que je connais très bien puisque nous avons joué ensemble au centre de formation de Cannes. On partage la même philosophie de jeu et la même approche du football. C’est un ancien joueur professionnel qui a travaillé longtemps à l’OGC Nice au sein de la cellule de scouting, avec un très bon œil sur les jeunes talents.
Je suis également venu avec Christian Lattanzio, avec qui j’ai démarré ma carrière d’entraîneur à Manchester City. Il a une très grande expérience internationale, ayant notamment travaillé dans les staffs de Roberto Mancini et de Fabio Capello avec l’équipe nationale d’Angleterre.
Et puis nous avons aussi Pape Thiaw qui est un très grand entraîneur, qui connaît très bien les joueurs, le système et les fondamentaux du Sénégal. C’était important de l’avoir à mes côtés pour m’apporter son vécu local. Sans oublier Kader, l’entraîneur des gardiens qui connaît parfaitement le football sénégalais. Notre staff a vraiment les qualités pour répondre aux besoins des joueurs de très haut niveau.
Parlons de votre contrat. Pour combien de temps avez-vous signé avec le Sénégal ?
Un contrat de quatre ans. Mais vous savez très bien comment le football fonctionne : l’important est de gagner des matchs, de voir l’équipe progresser et de libérer le potentiel de cet effectif. Je suis conscient des attentes du peuple et de la Fédération. La barre est très haute, mais je suis très excité par ce projet ambitieux. Je suis armé pour répondre à cette attente.
Quels sont les objectifs qui vous ont été assignés ? Gagner la prochaine CAN ?
Il n’y a pas eu besoin de formuler les objectifs : quand on est sélectionneur du Sénégal, on sait ce qui est attendu. Bien sûr que l’objectif est d’aller chercher cette CAN. Est-ce qu’on va y arriver ? Vous avez assez d’expérience dans le football pour savoir qu’on peut perdre une finale sur un détail, une erreur ou un fait de jeu. Mais ce qui compte, c’est ce qu’on met en place pour y parvenir. Nous allons tout faire pour aller chercher cette Coupe d’Afrique, tout en passant par les qualifications et la mise en place de notre projet de jeu. Je suis ambitieux, et le peuple sénégalais l’est aussi. On ne peut pas être ambitieux sans exigence au quotidien, que ce soit dans l’organisation, le travail à l’entraînement ou le comportement des joueurs.
En novembre, il y aura la double confrontation face au Soudan pour les éliminatoires de la CAN 2027, avec probablement votre premier match à Dakar. J’imagine que vous l’attendez avec impatience ?
Bien sûr, c’est un moment important. J’ai hâte de découvrir l’ambiance et le soutien du public pour l’équipe nationale, et j’ai hâte d’être à ce premier match contre le Soudan.
Le stade Abdoulaye Wade sera-t-il disponible ? Pourra-t-on jouer à Léopold Sédar Senghor ?
Je l’espère aussi !
wiwsport.com avec RTS























