À quelques heures du coup d’envoi de la troisième édition du Festival national du sport scolaire (FENSCO), prévu du 7 au 12 août 2026 à Dakar, les derniers préparatifs s’accélèrent. Plus de 3 250 participants, entre élèves et encadreurs représentant les différentes académies du pays, sont attendus pour cette grande fête du sport scolaire qui se déroulera sur plusieurs sites.
À cette occasion, le président de la Fédération sénégalaise du sport scolaire, Moussa Dia, revient sur les principales nouveautés de cette édition, les défis liés aux infrastructures, le budget, les ambitions de la compétition et la place grandissante du FENSCO dans la promotion du sport scolaire au Sénégal.
Entretien.
Qu’est-ce qui caractérise cette édition 2026 du FENSCO ?
Je pense que la particularité de cette édition, c’est qu’il y a beaucoup plus de rencontres à organiser, parce qu’il y a également davantage de disciplines. Rien que pour le football, nous comptons 19 poules et, au total, 28 poules toutes disciplines confondues. Cela signifie que nous allons dépasser les 84 matchs qui avaient été organisés l’année dernière.
Quelles sont vos principales attentes ?
Notre principale attente est de réussir une bonne organisation. Nous savons qu’il y aura des difficultés, notamment à cause du manque d’infrastructures sportives disponibles à Dakar. Le stade Léopold Sédar Senghor est toujours fermé en attendant une inspection de la CAF, tandis que le stade Iba Mar Diop est mobilisé dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Nous lançons un appel aux enseignants-encadreurs. Ce sont eux qui accompagnent nos élèves et l’exemple doit venir d’eux. Nous attendons un comportement responsable et une bonne gestion des effectifs afin de garantir le bon déroulement de la compétition.
À quelques jours du début du festival, où en sont les préparatifs ?
Les préparatifs avancent bien. Sur le plan matériel, nous devons réceptionner les équipements destinés aux équipes et aux athlètes. Sur le plan financier, nous sommes dans les derniers réglages afin d’assurer le déplacement des différentes délégations dans les meilleures conditions. Aujourd’hui, nous comptons essentiellement sur le soutien du ministère de l’Éducation nationale. Nous attendons également les contributions des autres départements ministériels ainsi que l’accompagnement de partenaires comme la Fédération sénégalaise de football, la SEED Academy et la Ville de Dakar.
Quel est le budget prévu pour cette édition ?
Le budget prévisionnel est estimé à 268 millions de francs CFA. La partie consacrée au matériel est déjà bouclée. Nous travaillons actuellement à mobiliser les ressources nécessaires pour couvrir les autres dépenses liées à l’organisation.
Quel regard portez-vous sur l’évolution du FENSCO ?
L’évolution est très importante. En 2024, à Thiès, nous avions commencé avec six disciplines sportives. L’année suivante, nous avons franchi une nouvelle étape. Cette année, nous avons encore élargi le programme en accordant une place plus importante au sport féminin. Aujourd’hui, les filles représentent environ 40 % des athlètes engagés. C’est une progression significative. Nous constatons également une meilleure organisation dans les académies, avec des compétitions qui se déroulent désormais au niveau zonal, des districts et des ligues académiques.
Le FENSCO suscite-t-il davantage d’engouement ?
Oui, très clairement. Les élèves restent mobilisés plusieurs semaines après la fin des examens pour préparer cette compétition avec leurs enseignants. Nous recevons aussi de nombreux appels de parents qui s’intéressent à l’organisation et aux conditions de sécurité. Cela montre que le FENSCO dépasse aujourd’hui le seul cadre scolaire et intéresse toute la société. Notre objectif n’est pas seulement d’organiser des compétitions ou de former des champions. La vocation du sport scolaire est avant tout de former des citoyens modèles, capables de s’intégrer dans la société en portant les valeurs positives que nous voulons transmettre à travers l’école.
Quel sera le rôle du FENSCO dans les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 ?
Nous travaillons avec le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse depuis 2022. Nous avons notamment participé au concours de création de la mascotte Ayo et au programme d’éducation aux valeurs olympiques dans les écoles. Pendant les Jeux, nous prévoyons de mobiliser près de 300 000 élèves pour assister aux compétitions, rencontrer des athlètes venus du monde entier et participer à des ateliers. Nous voulons que cette expérience soit une véritable source d’apprentissage et d’ouverture pour les jeunes Sénégalais.
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