En marge du match d’ouverture de la CAN Féminine 2026 contre l’Algérie, ce dimanche après-midi, le sélectionneur des Lionnes, Mame Moussa Cissé répond aux médias.
Comment votre équipe aborde-t-elle ce premier match contre l’Algérie ?
Nous abordons ce match avec beaucoup d’humilité, mais avec beaucoup de confiance aussi. Nous abordons notre troisième CAN d’affilée, donc nous arrivons avec des certitudes. Nous abordons cette compétition sans prétention mais avec des ambitions légitimes. Nous sommes très confiants par rapport à ce premier match, et nous l’abordons avec la dynamique de pouvoir le gagner.
Quelles sont vos ambitions sur cette CAN ?
Nous avons travaillé dans le cadre d’un processus. Nous sommes restés 10 ans sans se qualifier pour la CAN. La première étape était donc de retrouver la compétition. Ensuite, il fallait être constant. On a fait deux quarts de finale consécutifs, avec des matchs où on méritait peut-être de se qualifier. La légitime ambition est d’essayer d’aller en demi-finales et se qualifier pour la Coupe du monde. Ce serait un tournant important si cette équipe parvient à se qualifier pour la Coupe du monde et les Jeux Olympiques. Nous sommes là, aujourd’hui, pour y parvenir et faire passer un cap au football féminin sénégalais.
Pensez-vous que votre équipe est prête à franchir ce nouveau cap ?
Si je pensais le contraire, on serait restés au pays. On a un groupe avec des joueuses expérimentées, dont certaines qui vont faire leur troisième CAN d’affilée. Nous avons aussi des jeunes qui commencent à avoir des dents assez longues pour pousser leurs aînées. C’est un groupe mixte, très homogène. Il y a des jeunes, certes, mais qui ont l’habitude de jouer des compétitions de haut niveau. Derrière, il y a également des anciennes et un staff qui a l’habitude de faire cette compétition. Je pense qu’on est prêts. Il faut maintenant mettre tous les ingrédients pour pouvoir franchir ce cap.
Comment décrivez-vous en quelques mots votre équipe ?
Solidarité, volonté de faire les choses ensemble dans un environnement positif ! C’est un groupe qui aime être ensemble. C’est toujours très motivant et excitant de participer à des compétitions comme celle-là, d’autant plus que ce sera une première avec 16 équipes. C’est une chance d’y participer et de pouvoir franchir ce cap pour aller à la Coupe du monde. C’est un groupe excité, mais qui comprend les enjeux. Elles savent bien que pour atteindre ces objectifs, il va falloir passer par des matchs difficiles, par des circonstances compliquées. C’est dans l’unité et dans la solidarité qu’on pourra y parvenir. Le groupe est dans ce sens. Chacune est la pour pousser l’autre. C’est notre état d’esprit.
La victoire des hommes à la CAN 2025 représente-t-elle une pression pour votre équipe ?
Il n’y a aucune pression. Nous sommes là pour l’Équipe Nationale féminine du Sénégal. C’est un autre tournoi et nous devons écrire notre propre histoire. La CAN masculine est derrière nous tous. C’est nous qui sommes ici, aujourd’hui, pour écrire notre propre histoire.
Comment décrivez-vous l’évolution de votre gardienne Adji Ndiaye ?
Elle est jeune, mais avec beaucoup de personnalité. Elle a très tôt compris les enjeux. C’est une gardienne moderne. Elle est capable de jouer avec les pieds. On a vu qu’elle a joué certaines compétitions en tant qu’attaquante. Elle a affranchi un cap en devenant professionnelle en Europe (au Bourges Foot 18). Mais elle garde cette humilité, parce qu’elle sait qu’elle a encore des grandes choses à accomplir, et il faut qu’elle travaille davantage si elle veut y parvenir. Elle a la tête sur les épaules. On lui souhaite le meilleur pour sa carrière, et qu’elle puisse faire quelque chose de grand pour la sélection.
Comment décrivez-vous la progression du football féminin sénégalais ?
Le football féminin sénégalais a beaucoup progressé. Nous sommes en train de grandir. Notre sélection U17 s’est arrêtée à la porte de la Coupe du monde (éliminée par le Ghana). On travaille bien également avec la sélection U20. Et le Championnat a beaucoup évolué. Le football féminin sénégalais n’est pas encore à la dimension des hommes, mais il évolue. Le juge sera sans doute de franchir ce cap en se qualifiant pour la Coupe du monde. Ça permettra à notre football féminin d’être mieux vu et mieux supporté, de s’installer durablement et de devenir une grande puissance en Afrique. On progresse étape par étape, mais sans aucune pression. On trace notre propre chemin, en restant humbles, mais en ayant des ambitions.
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