À l’occasion de la traditionnelle remise du Drapeau National, ce lundi matin, le sélectionneur des Lionnes Mame Moussa Cissé a affiché ses ambitions pour la CAN 2026 au Maroc (25 juillet – 16 août). Apres deux parcours jusqu’en quarts de finale lors de deux dernières éditions, les Sénégalaises veulent atteindre les demi-finales, d’autant plus qu’elles sont qualificatives pour la Coupe du Monde 2027 au Brésil.
Qu’est-ce que cela vous fait de recevoir le Drapeau National pour la CAN ?
Je pense que je m’y ferai jamais. C’est la troisième fois que je reçois le drapeau national (en tant que sélectionneur), et les émotions sont toujours aussi fortes à chaque moment. Tout le peuple sénégalais est derrière son équipe nationale. C’est un moment très fort pour les joueuses et pour moi. C’est émouvant. Il faut maintenant essayer de traduire toutes ces belles paroles et tout ce sentiment sur le terrain. Les filles sont prêtes pour le faire. Elles connaissent la particularité de ce drapeau, ce que cela représente pour chacune d’entre elles et pour le pays.
Quel est votre objectif sur cette CAN ?
L’objectif, c’est atteindre les demi-finales. Même si la Fédération ne le dit pas, c’est normal d’avoir les ambitions d’aller en demi-finales après avoir atteint les quarts de finale lors des deux dernières éditions. C’est important, d’autant plus que cette CAN est qualificative pour la Coupe du monde 2027. Ces filles ont envie de qualifier le Sénégal pour sa première Coupe du monde. Elles ont déjà écrit beaucoup de pages, mais celle-là serait très importante.
À titre personnel, c’est un rêve. Cette CAN est particulière pour moi. Aller jusqu’en demi-finale, c’est un sentiment partagé par les joueuses, la Fédération et le peuple sénégalais. Nous y allons pour gravir les échelons. Mais on sait que ce sera très difficile pour nous, comme pour tout le monde d’ailleurs. Le Sénégal n’est plus une petite équipe. Ce sera notre troisième CAN consécutive, donc nous avons des certitudes. Nous y allons avec beaucoup d’humilité mais avec l’ambition de se hisser en demi-finale.
Comment abordez-vous cette phase de groupes face à des adversaires relevés (Maroc, Algérie, Kenya) ?
Le premier match (contre l’Algérie, dimanche 26 août à 17h00 GMT) sera extrêmement important. Il faudra faire un bon résultat. On est déjà focalisés. L’Algérie, aussi, est une grande équipe qui a envie de faire comme le Sénégal. Ce ne sera pas une chose facile des deux côtés. Il faudra mettre tous les ingrédients de notre côté pour réussir notre entame dans la compétition. On jouera à tous les matchs comme une finale.
Qu’en est-il des quatre joueuses (Mikaela Bottega, Mariama Deen Touré, Aminata Keita, Mady Soumaré) finalement absentes de la liste ?
Elles ont eu des problèmes administratifs. La Fédération l’a expliqué dans un communiqué. Dès qu’on a fait face à cette situation, j’ai emmené d’autres joueuses qui étaient avec l’équipe nationale U 17. Elles sont très jeunes mais participer à une CAN les fera grandir davantage. Elles sont compétitives. C’est pour cette raison que j’ai jeté mon dévolu sur elles. C’est la continuité de ce travail de rajeunissement de l’équipe nationale. Il y a des cadres habituées à jouer mais il faut mélanger avec des filles beaucoup plus jeunes et ambitieuses. On l’a fait avec Hapsatou Malado Diallo (CAN 2024) et Aissatou Fall (CAN 2025), qui étaient très jeunes à l’époque. On se projette pour le futur. Toute l’équipe est focus.
Qu’avez-vous tirer de positif sur votre préparation ?
Nous avons joué beaucoup de matchs. Mais c’était très important de jouer contre l’Égypte, parce que nous allons affronter deux équipes maghrébines en phase de groupes (Maroc, Algérie). Le résultat n’est pas très important. C’est le contenu qui compte le plus. On avait amené 24 joueuses, et tout le monde a pu jouer. Ça nous permet de savoir sur qui on peut vraiment s’appuyer pour mieux démarrer la compétition. Mais si on veut vraiment atteindre notre objectif, il faudra le faire avec 26 joueuses. J’ai 26 titulaires. Ces matchs m’ont permis de voir comment on pourra mettre en place une équipe compétitive.
Cette CAN pourrait-elle être votre dernière à la tête de la sélection ?
C’est particulier parce qu’on a envie de progresser. On verra après la compétition. Aujourd’hui, je suis porteur du projet pour la CAN afin de faire un pas qualitatif pour le foot féminin sénégalais. Des pages ont déjà été écrites, mais celle de la CAN 2026 pourrait être l’une des plus belles de notre foot féminin.
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