Le rêve est si beau, surtout dans le sport où tout peut se passer. Mais, il faut le dire, le rêve sénégalais dans cette Coupe du monde 2026 était trop beau pour être vrai. Déficit physique, choix catastrophiques et carences techniques, Pape Thiaw et ses Lions n’avaient tout simplement pas la recette pour aller plus loin dans cette Coupe du monde de football. Après une qualification miraculeuse, ce n’est pas trop de le dire, le Sénégal est rattrapé par la réalité du haut niveau.
Passé en seizièmes de finale grâce à une place de meilleur troisième, le Sénégal avait essuyé 2 défaites et une victoire en phase de groupe : contre la France (1-3) et la Norvège (2-3). Deux défaites concédées suite à des prestations pauvres sur les plans physique et tactique, sans parler du choix des joueurs. La victoire flatteuse (5-0) contre l’Irak avait mis un voile sur les yeux des Sénégalais qui avaient repris confiance après les déboires initiaux. Les champions d’Afrique sortent donc de la Coupe du monde au stade des seizièmes de finale. Méritaient-ils d’aller plus loin ? Il faut répondre à la question de savoir si le Senegal fait partie des 8 meilleures équipes de cette Coupe du monde après les trois matchs de poule.
Un coach qui arrive en compétition sans avoir de contrat, des primes dues aux joueurs non payées, voilà les casseroles que le Sénégal a trainé jusqu’au mondial nord-américain. Ajouté à cela, le poids infernal des « cadres » de la sélection. Tant de problèmes qui collaient à la Tanière et que la fumée victorieuse rendit parfois impopulaires. Mais le football d’aujourd’hui se montre cruel envers ceux qui ne respectent pas les règles qui le régissent. Dix buts marqués, neuf encaissés et le débat initial sur la forme des joueurs sélectionnés retrouve tout son sens.
Pourtant, il fallait faire bloc et union sacrée autour de l’équipe pour aller remporter le mondial. Mais avec quelle recette ? Le Sénégal a montré en 4 matchs qu’il ne pouvait faire plus d’une heure de jeu de haut niveau. Il n’y a pas une rencontre où le Sénégal a été costaud de bout en bout. Et ce détail est de la responsabilité du staff technique, du staff médical et physique. Contre la France, les Lions ont accusé le coup physiquement, contre la Norvège idem. Contre l’Irak, Pape Thiaw et ses hommes ont livré une première période pauvre sur tous les plans malgré l’infériorité numérique des Irakiens.
Entre des cadres en manque de compétition qui doivent jouer même réduits physiquement et un coach qui tâtonne, qu’est-ce qu’on aurait pu attendre de plus de cette équipe du Sénégal ? Le constat est clair, jouer la CAN en tant que favori contre des équipes qui tactiquement et techniquement sont à un niveau inférieures au Sénégal est différent de jouer une Coupe du monde en tant qu’outsider face à des équipes au niveau supérieur et plus avancées techniquement et tactiquement. C’est la réalité ! Triste pour le Sénégal.
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