L’Equipe Nationale du Sénégal abat sa dernière carte en Coupe du Monde ce vendredi contre l’Irak.. Au fond du trou après leurs deux défaites contre la France et la Norvège, les Lions vont devoir montrer un tout autre visage à Toronto s’ils souhaitent surmonter un gros handicap. Il faudra aussi compter sur plusieurs scénarios favorables.
Ce soir, aux alentours de 21 heures, tout le monde sera enfin fixé, ou presque. Cette génération des Lions, devenue l’idole de ses supporters sur le plan continental, a-t-elle vraiment son mot à dire à l’échelle mondiale ? Battus 3-1 contre la France puis 3-2 contre la Norvège, où ils n’ont pas montré qu’ils avaient envie d’aller titiller les grands dans cette Coupe du Monde 2026, les hommes de Pape Bouna Thiaw n’ont pas d’autre choix que de sonner la révolte s’ils ne veulent pas se condamner totalement à la disgrâce.
Gagner et croiser les doigts
Pour cela, il faudra l’emporter face aux Irakiens, et si possible avec le plus large score, pour espérer soigner sa différence de buts et se relancer dans la course aux places de meilleurs troisièmes. Une victoire sur n’importe quel score permettrait à coup sûr de passer devant l’Écosse (différence de -3) alors que Sadio Mané et ses coéquipiers doubleraient définitivement la Corée du Sud en l’emportant avec deux buts d’avance à la faveur d’un plus grand nombre de buts marqués (seulement deux pour la Corée).
Mais cela risque bien de ne pas suffire. En effet, il faudrait encore attendre la suite des matchs de la troisième journée du Mondial. Un large succès ce vendredi contre l’Irak replacerait provisoirement le Sénégal à la cinquième place des équipes classées troisièmes de la phase de poules. Surtout, cela mettrait la pression sur les rivaux qui joueront ensuite dans les groupes G (Iran, Belgique ou Nouvelle-Zélande), H (Uruguay, Cap-Vert ou Arabie saoudite), J (Autriche ou Algérie), K (RD Congo ou Ouzbékistan) et L (Croatie).
Koulibaly enfin out, Mamadou Sarr ou Pathé Ciss in ?
Mais comment gagner largement quand on vendange presque toutes les occasions et qu’on offre des buts à l’adversaire ? La réponse est à chercher dans l’état d’esprit. Après la déroute contre la Norvège, les Lions ont reconnu leurs erreurs. De Kalidou Koulibaly à Sadio Mané jusqu’à Idrissa Gana Gueye, ils se disent avoir appris la leçon et maintenant prêts à tout donner pour cet ultime match de poule. Alors, vraie prise de conscience ou simple discours de façade ? Pour l’heure, ils sont forcés d’y croire et d’y faire croire.
« Il faut gagner ce match pour espérer pouvoir rester dans la compétitionPour nous, ce n’est plus un rêve. C’est un objectif d’aller le plus loin possible. On n’a plus le temps. J’ai confiance aux joueurs. Ils sont déterminés et motivés », ose même leur sélectionneur Pape Thiaw. Pour prétendre gagner, il faudra y mettre l’orgueil, l’impact et l’engagement qui leur ont fait défaut sur les deux premiers matchs. Mais, surtout, il faudra jouer mieux. Ce qui devrait passer déjà par faire des choix pour la composition d’équipe.
A cet égard, Koulibaly pourrait faire les frais d’une prestation indigeste contre la Norvège et céder sa place en défense à Mamadou Sarr, voire même Pathé Ciss, peut-être moins doué à ce poste mais jamais avare d’efforts. Cette envie de mieux faire devrait également impliquer un chamboulement au milieu et en attaque. Seul Idrissa Gueye est certain d’enchaîner dans l’entrejeu, et Thiaw devrait titulariser le jeune Ibrahim Mbaye dans une attaque à quatre. Sans surprise, Mory Diaw prendra la place du gardien Edouard Mendy, blessé.
wiwsport.com












