Alors que l’équipe nationale du Sénégal traverse une période agitée, marquée par des tensions autour des primes et de l’organisation du séjour à la Coupe du monde, un nouveau sujet alimente les discussions : la situation contractuelle du sélectionneur Pape Thiaw.
Lors d’un point réalisé depuis les États-Unis, l’envoyé spécial de la RTS a affirmé que le technicien sénégalais aurait demandé une rémunération mensuelle de 50 millions de FCFA dans le cadre de son nouveau contrat. Selon cette même source, l’État du Sénégal ne serait disposé à aller que jusqu’à 30 millions de FCFA par mois.
Cette question salariale n’est pas nouvelle. Avant même le départ de la délégation sénégalaise pour les États-Unis, le dossier du contrat de Pape Thiaw avait déjà suscité de nombreuses interrogations. Le sélectionneur avait notamment manifesté son mécontentement face au retard pris dans la signature de son nouveau bail. Selon plusieurs informations, il avait même refusé d’embarquer avec la délégation avant d’être convaincu de rejoindre le groupe à la suite d’un échange téléphonique avec le président de la République.
Par la suite, le climat semblait s’être apaisé. À la veille de la rencontre entre le Sénégal et la France, Pape Thiaw avait assuré être totalement concentré sur la compétition, affirmant ne pas vouloir se disperser avec les questions liées à son avenir contractuel.
Cependant, le retard dans la formalisation de son nouveau contrat, alors que son précédent engagement a expiré le 28 février, continue d’alimenter les spéculations. D’après les révélations de la RTS, l’origine du blocage pourrait résider dans les négociations autour de sa revalorisation salariale.
Pourtant, quelques mois plus tôt, l’ancienne ministre des Sports, Khady Diène Gaye, avait clairement annoncé la volonté des autorités de revoir à la hausse les conditions du sélectionneur national. « On va revoir le contrat initial. Il y avait une clause dans son contrat qui ne s’agissait pas seulement d’aller en finale de la CAN, mais de remporter la coupe. Comme nous aspirons à avoir le premier trophée mondial, à être le premier pays africain à remporter la Coupe du monde, il faudra placer notre coach dans des conditions optimales de performances, pour qu’il ait l’esprit tranquille, qu’il n’ait pas des soucis d’argent ou des soucis au quotidien », avait-elle déclaré.
Reste désormais à savoir si les deux parties parviendront à trouver un terrain d’entente. Car au-delà de la question financière, l’absence de signature d’un nouveau contrat pour le sélectionneur national continue de nourrir les interrogations au moment où les Lions sont engagés dans une compétition majeure.
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