La Turquie est tombée de haut samedi en prenant la porte dès son deuxième match de Coupe du monde. Dominateurs des deux rencontres qu’ils ont disputés face à l’Australie (2-0) et le Paraguay (0-1), les Turcs auront cruellement manqué de précision en phase de finition.
62 frappes au but réalisées sur l’ensemble des deux matches et 0 but à l’actif. Ces chiffres expliquent à eux seuls les raisons de l’élimination étonnante de la Turquie au premier tour de la Coupe du monde 2026. Depuis que le statisticien Opta récolte les données de la Coupe du monde (1966), on n’avait jamais autant frappé au goal sans marquer. Pétrie de talent, cette génération turque aura donc manqué le rendez-vous américain alors qu’elle était attendue comme potentielle révélation du tournoi.
Le leitmotiv du match face à l’Australie s’est répliqué face au Paraguay : 65% de possession de balle, 32 frappes contre 7, 12 corners à 0 et même une supériorité numérique pendant toute une mi-temps (sur une exclusion historique) n’auront pas suffi pour arracher ne serait-ce qu’un petit point. Au bord du gouffre, la sélection turque s’est confiée à ses stars pour renverser la vapeur.
Le capitaine Hakan Calhanoglu, le bijou du Real Madrid Arda Güler et celui de la Juventus Kenan Yildiz. Ils ont tenté, beaucoup, mais n’ont pas réussi. Yildiz, Calhanoglu et Güler sont en effet crédités de 12, 11 et 11 frappes sur l’ensemble des deux matches. Les deux derniers cités ont surtout armé à distance (9 tirs chacun) mais n’ont pas suffisamment ajusté la mire (3 et 2 tirs cadrés). Gros flop.
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