Selon des chercheurs alertant sur les risques de chaleurs extrêmes lors de la Coupe du Monde organisée en Amérique du Nord (11 juin – 19 juillet), cinq matchs pourraient se jouer dans des conditions dangereuses pour la santé des footballeurs. France-Sénégal, prévu le 16 juin au MetLife Stadium, près de New York, en fait partie.
Coup de chaud sur le mondial nord-américain, déjà pas épargné par les polémiques. Dans un rapport publié jeudi 14 mai, le collectif de scientifiques du World Weather Attribution (WWA) alerte sur les conditions de fortes chaleurs, qui pourraient concerner un quart des 104 matchs de la Coupe du Monde organisée du 11 juin au 19 juillet dans 16 stades aux États-Unis, au Canada et au Mexique. « Les joueurs et les fans sont confrontés à un risque bien plus élevé de chaleur et d’humidité éreintantes à la Coupe du Monde 2026 par rapport à celle de 1994 » organisée aux États-Unis, en raison du changement climatique, assure le WWA.
En se référant à un indice de température (dit « au thermomètre-globe mouillé » ou WBGT), qui prend en compte la température mais aussi l’humidité, l’ensoleillement ou la couverture nuageuse, les chercheurs affirment qu’environ 26 matchs se joueront probablement dans des conditions équivalentes ou supérieures à 26°C WBGT, qui nécessiteraient des mesures de rafraîchissement supplémentaires aux deux « pauses fraicheurs » de trois minutes instaurées par la Fifa, selon les syndicats de joueurs.
Au-delà de 26°C WBGT, « même des athlètes bien préparés et acclimatés à la chaleur sont fréquemment dans l’incapacité de maintenir un équilibre thermique durant des exercices physiques à haute intensité intermittente », soulignent en outre une vingtaine de scientifiques signataires d’une « lettre ouverte à la Fifa ».
Le premier match des Lions « à haut risque »
Les scientifiques ont aussi identifié environ cinq matchs « à haut risque », notamment à Miami, Kansas City et à New York, où est organisé France-Sénégal le 16 juin, à 15h heure locale (19h00 GMT). L’indice de température pourrait être de 28°C WBGT ou plus (ce qui équivaut à 38°C par temps sec ou 30°C par temps très humide), un seuil « dangereux auquel le syndicat des joueurs suggère que les matchs devraient être annulés », a souligné Friederike Otto, cofondatrice du WWA.
D’autres stades sont climatisés, diminuant les risques pour les joueurs et les spectateurs, mais « il existe aussi des risques pour les fans qui pourraient se rassembler à l’extérieur. Ils sont encore plus à risque car ils ne seront pas pris en charge par de nombreux médecins », note Friederike Otto.
wiwsport.com











