La Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a décidé de sévir face à certaines pratiques jugées illégales dans l’organisation des combats. Dans une circulaire publiée récemment, son président Bira Sène dénonce fermement l’implication de lutteurs dans la vente de billets, une dérive pourtant interdite par les textes, nous informe Record.
Selon la FSL, certains promoteurs, avec la complicité de managers, continuent d’imposer aux jeunes lutteurs la vente préalable de blocs de billets comme condition pour percevoir leur cachet. Une pratique qui revient à transférer sur les athlètes les risques financiers liés à l’organisation des événements.
L’instance fédérale rappelle avec insistance le principe fondamental : « le lutteur est un acteur sportif et non un agent commercial ». À ce titre, sa rémunération doit être garantie conformément aux engagements contractuels validés par la fédération, sans aucune condition liée à des obligations commerciales.
La FSL condamne ainsi toute forme de pression ou d’intimidation exercée sur les lutteurs. Elle révèle même qu’un cas récent a conduit à la privation de liberté d’un lutteur pendant plusieurs jours, en lien avec ces pratiques irrégulières. Face à cette situation, la Fédération se veut ferme. Elle avertit que tout contrevenant s’expose à de lourdes sanctions, allant de la suspension au retrait de licence, voire à une interdiction d’organiser des combats, sans exclure d’éventuelles poursuites judiciaires.











