La Fédération Sénégalaise de Judo et Disciplines Associées (FSJDA) est sortie de sa réserve pour répondre à la conférence de presse du collectif de clubs ayant dénoncé une gestion opaque et réclamé une assemblée générale élective. Dans un communiqué ferme, l’instance rejette les accusations et réaffirme la légalité de son fonctionnement.
La Fédération Sénégalaise de Judo et Disciplines Associées a apporté sa réplique. Quelques jours après la sortie médiatique d’un groupe de clubs se présentant comme majoritaire, l’instance dirigeante du judo sénégalais conteste vigoureusement les accusations portées contre elle. Dans un communiqué qui nous est parvenu, intitulé « déclaration de la fédération sénégalaise de judo et disciplines associées relative à l’agitation de certains responsables de clubs » elle donne sa version sur plusieurs points évoqués.
Une crise relativisée
Dans son communiqué, la FSJDA qualifie ces initiatives de « sans fondement statutaire, sans légitimité représentative et sans effet juridique ». Elle estime que les revendications émanent d’une minorité et ne reflètent pas la réalité des près de quatre-vingts clubs affiliés.
Au centre de la polémique, la demande d’une assemblée générale élective anticipée. Sur ce point, la Fédération se montre inflexible : le calendrier ne sera pas modifié. Elle rappelle que les textes sont clairs et que l’élection se tiendra uniquement à la fin du mandat en cours, rejetant toute pression ou tentative de contournement.
Répondant aux critiques sur une supposée gestion opaque, la FSJDA rejette également les accusations d’irrégularité dans son fonctionnement. Elle affirme que son Comité exécutif s’est réuni de manière régulière ces dernières années, malgré des contraintes liées notamment à la démolition du Dojo national Maître Amara Dabo. Plusieurs dates de réunions entre 2024 et 2026 sont avancées pour appuyer cette position.
La Fédération défend ainsi une gouvernance « effective, continue et conforme à ses obligations », et considère certaines allégations comme « infondées, voire trompeuses ».
Mettre en avant les actions plutôt que la polémique
Elle rejette par ailleurs toute idée de crise institutionnelle, estimant que des intérêts particuliers sont présentés à tort comme une situation générale. Dans le même temps, elle met en avant ses actions, notamment le développement de partenariats internationaux avec la France, le Japon, la Fédération internationale de judo et la JICA, ainsi que ses préparatifs en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 et l’élaboration d’un plan stratégique 2026-2030.
Tout en se disant ouverte au dialogue, la FSJDA insiste sur le respect strict des règles en vigueur. Elle prévient qu’elle ne cédera à aucune pression et maintient sa position : aucune assemblée générale élective ne sera organisée avant le terme normal du mandat.
À travers cette sortie, la Fédération affiche sa volonté de garder le cap, dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du judo sénégalais.
wiwsport.com












