Le procès des 18 supporters sénégalais a connu une tournure surréaliste ce lundi soir à Rabat. Au terme d’une longue journée, le juge a confirmé les peines prononcées en première instance et certains seront libres dès le 18 avril prochain.
Alors que la partie sénégalaise avait fait une « conclusion sur des questions de nullité et avait effectué une retranscription de la conférence de presse du Président de la CAF » selon Me Kabou avocat des 18 Sénégalais pris en otage, la justice marocaine a fait fi de son propre code pénal pour condamner les 18 supporters sénégalais dans l’arbitraire en confirmant les peines prononcées en première instance.
Selon Me Patrick Kabou, l’article 308 en son alinéa 8 stipule que pour les faits qui sont reprochés au Sénégalais, c’est l’organisateur de l’événement qui doit etre poursuivi. Or, lors de sa conférence de presse tenue au Sénégal mercredi dernier, le Président de la CAF, Patrice Motsepe a affirmé que c’est la CAF l’organisatrice de la CAN 2025 et devrait être présente. La partie sénégalaise va finalement subir la sentence du tribunal sans preuves l’incriminant.
Décidé à prendre les 18 supporters sénégalais en otage, la justice marocaine a fait fi de toutes remarques des conseils de la partie sénégalaise pour confirmer les peines prononcer en première instance, le 19 février dernier. La preuve, au soir même de l’incident, les supporters sénégalais avaient porté plainte pour coups et blessures volontaires de la part des forces de l’ordre qui s’étaient déchainés sur eux. Des plaintes qui n’ont jamais eu de suite et n’ont jamais été instruites.
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