Dominatrice, l’Equipe Nationale du Sénégal s’est logiquement imposée face au Pérou (2-0), ce samedi à Saint-Denis, pour son premier match depuis la victoire en finale de la CAN et dans sa préparation pour la Coupe du Monde. Si Ismaila Sarr et Ibrahim Mbaye ont été remuants en attaque, les Lions ont également pu compter sur une solide défense, emmenée par le duo Niakhaté – Sarr.
MORY DIAW (5,5/10) : De nouveau préféré à Yehvann Diouf en l’absence d’Édouard Mendy, le portier havrais s’est fait une grosse frayeur en début de seconde période en ratant complètement sa relance (55e). Mais heureusement, il a été capable de bien se reprendre de cette bévue et soigner son pied, pour déclencher une grosse occasion grâce à sa relance pour Ismaila Sarr (64e) et réaliser quelques interventions décisives, notamment celle-ci devant Adrián Quiroz (87e).
KREPIN DIATTA (6/10) : Absent lors de la finale de la CAN, le latéral droit des Lions est revenu sous le maillot des Lions comme il nous avait laissés. C’est comme Mory Diaw : mise à part cette perte de balle, à la suite d’une si dangereuse relance plein axe, qui a failli profiter à Erick Noriega, Diatta a parfaitement rempli sa tâche, notamment sur le plan offensif. Il a emmené la première banderille du Sénégal avec ce débordement (4e) et a déclenché l’ouverture du score grâce à sa superbe relance pour Mbaye. Comme souvent, il a été très inspiré sur ces centres. Une assurance tous risques.
MAMADOU SARR (7/10) : Comme en finale de la CAN, le défenseur de Chelsea, titularisé malgré son faible temps de jeu chez les Blues, a encore été phénoménal. Dès l’entame du match, l’ancien joueur de Strasbourg a dégagé une vraie sérénité, que ce soit avec le ballon ou dans ses interventions (5e, 20e). Dominateur dans les duels (3 gagnés sur 4), précis dans la relance (96% de passes réussies), Sarr a rendu une copie très propre, en résulte cet excellent retour sur un pied péruvien dans la surface (60e).
MOUSSA NIAKHATÉ (7/10) : C’était la soirée idéale pour tourner le dos à ses tourments lyonnais. Assez malheureux lors de ses derniers matchs avec l’OL, notamment en Coupe de France et en Europa League, le défenseur de 30 ans a bien prouvé qu’il est plus que jamais indispensable aux Lions. Jamais dans ce match il a été mis en difficulté par les attaquants péruviens et a joué à sa main, sans prise de risque. Capable d’éteindre des incendies causées par ses propres coéquipiers (Jakobs, 14e ; Diaw, 55e) et colossal, il a encore été très complémentaire avec Mamadou Sarr.
ISMAIL JAKOBS (6/10) : Mis à part son oubli en faveur d’André Carillo (14e), le latéral gauche de Galatasaray a été très en vue dans son couloir. Haut sur le terrain, Jakobs a souvent été cherché et trouvé par ses coéquipiers pour amorcer les actions sénégalaises. Si ses premiers coups de pied arrêtés, les corners notamment, ont été facilement captés par Gallese, son coup-franc à la 39e a bien failli permettre à Ismaila Sarr d’ouvrir le score. Avec lui et El Hadji Malick Diouf pour ce poste, le Sénégal n’a rien à envier à personne.
LAMINE CAMARA (5/10) : Le milieu de terrain n’a pas été mis en difficulté dans cette partie. Dominateur dans les duels, le joueur de Monaco a plutôt bien géré son rôle dans l’entrejeu en coupant quelques relances adverses, à l’image ce cette interception (21e). Remplacé à la 80e minute par PAPE MATAR SARR (NON NOTÉ).
IDRISSA GANA GUEYE (7/10) : On l’a retrouvé comme on l’a quitté à la CAN. A l’exception de quelques prises de risques devant sa défense, comme sur cette perte de balle (16e), le joueur de 36 ans a rempli son rôle. Souvent bien placé, il a aimanté les ballons et récupéré, comme toujours, quelques munitions. Un excellent retour pour annihiler une offensive péruvienne (26e, une récupération puis une relance pour Ismaila Sarr qui aurait pu être décisive (47e) : il a participé à l’animation offensive avec une certaine réussite. C’est d’ailleurs lui qui tente la passe courte, interceptée pour emmener le deuxième but sénégalais. Même quand il a été mis sous pression par trois Péruviens, il a été capable de s’en sortir excellemment pour lancer Mbaye (51e).
PAPE ALASSANE GUEYE (5/10) : Unique buteur de la finale de la CAN, le milieu de Villarreal n’a pas été à son niveau habituel. Il a passé une soirée assez neutre au cours de laquelle il a récupéré peu de ballons et en a perdu un peu trop, sans doute. Toutefois, il a fait preuve d’une grosse disponibilité. Remplacé à la 67e minute par HABIB DIARRA (NON NOTÉ).
IBRAHIM MBAYE (7/10) : Le jeu des Lions penchant très nettement à gauche, le jeune ailier du Paris Saint-Germain n’a pas été le joueur le plus en vue sur l’entame du match, et même pendant 25 minutes. Mais il s’est distingué au fur et à mesure avec des dribbles intéressants pour faire des différences lorsqu’il a été servi. Et quelles différences. Après un rush solitaire de toute beauté (25e), qui n’avait rien à voir avec sa contre-attaque mal négociée à la 27e, il fait débloquer la situation sur ce caviar en direction de Nicolas Jackson (41e). Cette passe décisive l’a un peu libéré, et le Parisien a ensuite été très remuant. Passé tout près du 3-0, il a buté sur Pedro Gallese (64e). Remplacé à la 67e minute par ASSANE DIAO (NON NOTÉ). Un petit évènement chez les Lions puisque l’attaquant de Como n’avait plus joué sous le maillot national depuis ses débuts, en mars 2025.
NICOLAS JACKSON (6,5/10) : Sur la pointe de l’attaque, le joueur du Bayern Munich a touché pas mal de ballons et a été sur les situations les plus chaudes en début de rencontre (7e, 12e). Auteur de plusieurs efforts, notamment dans le pressing, il a été récompensé avant la pause en ouvrant le score. Un match sérieux de la part de l’ancien de Villarreal. Remplacé à la 67e minute par BOULAYE DIA (NON NOTÉ).
ISMAILA SARR (8/10) : On s’attendait qu’il confirme son excellente forme avec Crystal Palace, on n’a pas été déçus. Sur ce match, Ismaila Sarr fut le Sénégalais le plus remuant. D’abord dans un rôle de passeur mais Jackson (7e) n’a saisi l’opportunité. Spontané avec un jeu en première intention, le numéro 18 des Lions a créé des différences. Même si on peut lui reprocher un léger manque d’adresse et de promptitude sur certaines situations (39e, 47e, 52e), il a été clinique pour inscrire le 2-0. Remplacé à la 80e minute par CHERIF NDIAYE (NON NOTÉ).
PAPE THIAW (6/10) : Il a pu donner du temps de jeu à Mamadou Sarr et Ibrahim Mbaye, qui en avaient bien besoin au regard de leur situation en club. Il a fait jouer Assane Diao, qui n’était plus apparu avec les Lions depuis ses débuts. Il a également pu constater que même sans Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Edouard Mendy ou encore Iliman Ndiaye, son équipe avait du répondant. Un bon management, encore une fois, alors que ses joueurs n’ont jamais abandonné l’idée de bien faire leur jeu.
Foot : Les Lions célèbrent le sacre à la CAN et lancent idéalement leur préparation pour la Coupe du Monde avec une victoire face au Pérou https://t.co/nIIrmZ6agy pic.twitter.com/jlHPVbDT4j
— wiwsport (@wiwsport) March 28, 2026
wiwsport.com












