Dans un peu moins d’une semaine, l’Equipe Nationale du Sénégal connaîtra officiellement l’identité de son troisième et dernier adversaire de poules pour la Coupe du Monde 2026. La Bolivie, le Suriname et l’Irak se disputent à Monterrey une place pour le Mondial nord-américain.
La Bolivie, le Suriname et l’Irak, la Nouvelle-Calédonie, la République démocratique du Congo et la Jamaïque. Parmi l’un de ces pays se trouve l’ultime adversaire de l’Equipe Nationale du Sénégal en phase de poule de la Coupe du Monde 2026. Ces équipes vont se disputer à partir de jeudi 26 mars deux des derniers tickets pour le Mondial-2026 lors de barrages au Mexique, l’un des pays hôtes théâtre en février d’une flambée de violence après la mort d’un baron de la drogue.
Sous haute surveillance, Monterrey accueillera jeudi soir (22h00 GMT) le match Bolivie-Suriname, dont le vainqueur affrontera l’Irak le 31 mars pour l’un des deux sésames. À Guadalajara, également jeudi, la Nouvelle-Calédonie et la Jamaïque en découdront pour s’offrir une « finale » contre la République démocratique du Congo pour l’autre billet. Les Léopards, après avoir remporté le tournoi continental, rêvent d’un retour au Mondial pour la première fois depuis 1974.
Des barrages « sous haute surveillance »
S’ils y parviennent, les Congolais seraient la dixième nation africaine présente au Mondial 2026. « Nous avons confiance dans les autorités mexicaines », avait rassuré le président de la FIFA, Gianni Infantino, en confirmant que ces matches de barrage se tiendraient au Mexique malgré la vague de violence ayant éclaté il y a quelques semaines après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), lors d’une opération militaire le 22 février.
Pour assurer la sécurité lors de la Coupe du monde et de ces matches de barrages, le gouvernement mexicain a mis en place un plan de sécurité robuste, le Plan Kukulkan, qui mobilise plus de 99.000 membres des forces armées et des sociétés de sécurité privées. « L’arrivée de l’équipe se déroule sous haute surveillance », a écrit la Fédération néo-calédonienne de football sur ses réseaux sociaux, notant l’escorte de l’armée mexicaine et de la Garde nationale pour les déplacements du groupe.
Qui pour compléter le groupe du Sénégal ?
Présentement à Paris en vue de son match amical du 28 mars contre le Pérou, l’Equipe Nationale du Sénégal suivra d’un œil attentif le mini-tournoi de Monterrey. Son vainqueur complètera le groupe I du Mondial, celui des Lions, de la France et de la Norvège. La Bolivie, que le Sénégal a affronté et battu (2-0) en amical en 2022, vise la 4e qualification de son histoire pour un Mondial, 32 ans après sa dernière participation en 1994, aux Etats-Unis déjà. Le Suriname n’a encore jamais participé à un Mondial.
Avant d’affronter le vainqueur de Bolivie-Suriname, l’Irak, en raison de la guerre au Moyen-Orient, a mis 25 heures pour rallier le Mexique, là où il y a 40 ans, en 1986, elle a disputé sa seule Coupe du Monde. À Guadalajara, pour rejoindre dans le groupe K au Mondial le Portugal, l’Ouzbékistan et la Colombie, les Néo-Calédoniens seront selon leur sélectionneur Johann Sidanner « inévitablement les outsiders » contre la Jamaïque dont plusieurs joueurs évoluent en Angleterre, en Premier League ou en Championship.
Une première montagne à franchir pour la Nouvelle-Calédonie qui, en cas d’exploit face aux « Reggae Boyz », devra se défaire ensuite des Léopards de la RD Congo dont 24 des 26 joueurs sélectionnés par le Français Sébastien Desabre évoluent dans des championnats européens.
wiwsport.com











