La CAN Féminine 2026 se jouera-t-elle ou pas aux dates initiales ? Dans le pays initialement désigné ou pas ? À moins de deux semaines du coup d’envoi et en pleine préparation des différentes sélections, l’incertitude plane plus que jamais autour de la plus grande des compétitions du football féminin africain. La CAF devrait se prononcer très prochainement.
Pour la Coupe d’Afrique des Nations féminine édition 2026, le frère, la CAN masculine, est venue remettre tout en question. Après les deux dernières éditions disputées avec succès au Maroc, tout portait à croire que le pays maghrébin assurerait encore la bonne tenue du tournoi pour la troisième fois d’affilée. Mais depuis la défaite de son équipe nationale masculine contre le Sénégal en finale de la CAN 2025 (1-0), le Maroc sème un doute à la fois incompréhensible et inexplicable sur l’organisation de la CAN féminine 2026.
Officiellement, à travers sa voix, Patrice Motsepe, le président de la Confédération Africaine de Football, assurait il y a quelques semaines, lors de la dernière assemblée générale du Comité exécutif de l’instance, qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. « Nous n’avons pas le temps. Nous ne pouvons pas changer la date, car il s’agit d’une compétition qualificative pour la Coupe du Monde Féminine (Brésil 2027). La CAN féminine se poursuit. Elle doit impérativement se dérouler pendant la période prévue », disait-il.
« Nous ne savons que ce que nous voyons sur les réseaux sociaux »
Or, à un peu moins de deux semaines du début de la compétition (17 mars – 3 avril), l’organisation de la CAN féminine n’a jamais été aussi dans le flou. Au moment où elles pensent se préparer pour le tournoi, les seize sélections ignorent si celui-ci se tiendra aux dates initiales. Frustrée par le manque de communication concernant la compétition et désespérée de l’attente, la sélectionneuse de l’Afrique du Sud, Desiree Ellis, a lancé un message aux organisateurs. Elle souhaite que les sélections soient fixées dès maintenant.
« Je crois que nous sommes tous dans le flou, affirme la coache des Banyana Banyana, championnes d’Afrique 2022. Nous ne savons que ce que nous voyons sur les réseaux sociaux et ce que nous entendons. Si quelqu’un nous écoute, pourrait-il simplement nous donner un oui ou un non ? » Pour les 16 sélections, l’affaire pourrait se corser dans les prochains, car à partir du 7 mars, les clubs auront le droit de rappeler leurs joueurs, étant donné que la date FIFA pour les équipes nationales féminines va du 25 février au 7 mars.
« Do you think this would happen in the men’s game? If someone is listening can they just give us a yes or no because after the 7th we can’t keep players in camp. Its not a FIFA date « -Banyana Coach Desiree Ellis frustrated by lack of communication regarding #WAFCON2026 #Radio2000 pic.twitter.com/28R12Y1xqK
— Member (@ThabisoMosia) March 4, 2026
« Après le 7 mars, la situation devient très compliquée, car les dates suivantes concernent le tournoi et il est impossible de garder les joueuses, avertit Ellis, affirmant équipes ne peuvent pas encore établir une liste définitive. Si nous n’avons aucune information, nous ne pouvons pas garder les joueuses, car les clubs peuvent les rappeler. Certaines joueuses n’ont même pas pu rentrer dans leur pays à cause de l’incertitude, et ce n’est pas juste. Pensez-vous que cela se passerait avec les équipes masculines », se questionne-t-elle.
L’Afrique du Sud met la pression sur le Maroc, une annonce officielle dans 48 heures ?
Face à cette incertitude, l’Afrique du Sud en a remis une couche sur le pays hôte désigné, le Maroc. En conférence de presse ce mercredi matin, le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a encore affirmé la volonté de son pays de muer en sauveur pour organiser le tournoi. « Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN Féminine après une CAN réussie, qu’il le fasse. S’il ne l’est pas, nous voulons lui dire que nous (l’Afrique du Sud, ndlr) avons des stades et que nous ne sommes pas un pays moins bien doté en infrastructures. Nous ne nous laisserons jamais prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous. »
Face à ce qu’ils considère comme un manque de volonté, les Sud-Africains se posent officiellement en plan B. « Nous n’attendons personne. Si le Maroc ne veut pas accueillir la compétition, l’Afrique du Sud est prête », a affirmé McKenzie. Sous pression, la CAF a promis de sortir du silence sous 48 heures pour clarifier l’organisation du tournoi, selon Luxolo September, directeur de la communication de l’instance dirigeante. Selon les dernières indiscrétions, l’instance dirigeante pencherait sérieusement pour un report au mois d’août. Mais tout se compte, à l’heure actuelle, c’est que les différentes sélections qualifiées soient enfin fixées.
wiwsport.com












