La défaite du Sénégal face à la Côte d’Ivoire (80-90), lors de la Fenêtre 2 des éliminatoires de la Coupe du Monde 2027 au stadium Marius Ndiaye, s’explique d’abord par les chiffres. Au-delà de l’intensité et des séquences spectaculaires, les statistiques traduisent une réalité implacable : l’efficacité offensive a fait la différence.
Le Sénégal a bouclé la rencontre avec 28 tirs réussis sur 76 tentatives, soit 36,84 % d’adresse. Un volume élevé, mais un rendement insuffisant pour espérer dominer un adversaire plus constant dans la sélection et la gestion des possessions. En face, la Côte d’Ivoire a converti 26 tirs sur 69 (37,68 %), avec moins de tentatives mais davantage de maîtrise.
La fracture principale s’est dessinée sur les tirs primés. Les Lions n’ont inscrit que 4 tirs à trois points sur 29 tentatives (13,79 %), quand les Éléphants en réussissaient 11 sur 39 (28,21 %). Sept tirs primés de plus, soit 21 points d’écart potentiel. Dans un match perdu de dix unités, l’impact est majeur.
Pourtant, dans la raquette, le Sénégal a tenu son rang. Avec 24/47 à deux points (51,06 %), les Lions ont affiché une efficacité quasiment identique à celle de leurs adversaires (50 %). Le jeu intérieur a répondu présent, preuve que le problème ne résidait pas dans la capacité à attaquer le cerceau.
Les lancers francs ont également pesé. Le Sénégal a converti 20 de ses 29 tentatives (68,97 %), contre 27 sur 34 (79,41 %) pour la Côte d’Ivoire. Plus d’occasions provoquées, meilleure réussite : là encore, la différence s’est construite dans les détails.
Au final, la défaite des Lions ne tient ni à l’engagement ni à l’énergie, mais à l’adresse extérieure, à la constance et à la capacité ivoirienne à rentabiliser chaque possession. À ce niveau de compétition, quelques pourcentages font basculer un match. Il reste encore deux matchs pour mieux se positionner dans cette fenêtre 2, à domicile.
wiwsport.com









