Au coup de sifflet final de la rencontre Sénégal/Maroc hier en finale de la CAN, le peuple sénégalais seul n’a pas célébré la victoire des Lions. C’est bien toute l’Afrique, la vraie Afrique et les gens épris de justice férus de football qui ont célébré. Pourquoi ?
Parce que le Sénégal a renversé hier une table entourée de mains « lourdes » qui avaient un script bien défini au profit du Maroc. Le scenario désolant que le monde a vu tout au long de cette CAN 2025 « promise » au Royaume Chérifien, a failli connaître son apothéose, hier au Stade du Prince Moullay Abdallah. Mais, c’était sans compter sur le courage et la dignité d’une sélection sénégalaise menée par son coach Pape Thiaw.
Alors que le Sénégal avait réussi a ouvrir le score par le billet d’Ismaïla Sarr a quelques minutes de la fin du temps règlementaire, l’arbitre de la partie, monsieur Jean-Jacques Ndala avait déjà sifflé une faute imaginaire d’Abdoulaye Seck sur Hakimi. Une action que les Lions vont ruminer avant de voir le directeur de la partie accorder un penalty au Maroc au bout du temps additionnel. Une situation qui a révolté le camp sénégalais avec en tête le coach Pape Thiaw.
Pourquoi l’arbitre n’a pas laissé l’action se poursuivre pour ensuite siffler et se faire conforter par la VAR comme le stipule le règlement ? Pourquoi, quand il s’est agi d’accorder un penalty au Maroc, l’arbitre a cédé a la pression des Marocains pour aller consulter la VAR et ensuite siffler le penalty ; alors que cette même action qui amène le corner accordé aux Lions de l’Atlas découle d’une position de hors-jeu de l’attaquant marocain ? Comment peut-on croire que de tels agissements n’étaient pas délibérés, au regard de tout ce qui s’est passé lors des précédents matchs du Maroc ?
Ainsi, au moment où Jean-Jacques Ndala et sa bande croyaient avoir servi le titre sur un plat aux Marocains, c’est à ce moment que le Lions Pape Thiaw a perdu toute son hospitalité pour dire non à l’injustice. Le sélectionneur sénégalais a donc fait ce qu’il était en mesure de faire à cet instant précis : demander à ses joueurs de quitter la pelouse. Le Sénégal ne va pas prendre part à cette mascarade orchestrée de toutes pièces sans scrupule pour offrir au Maroc sa deuxième étoile.
Une décision forte, saluée par tout le peuple sénégalais et qui a mis toutes les parties prenantes (CAF, la FRMF, comité local d’organisation et la FIFA…) face à leurs responsabilités. Sans oublier l’équipe marocaine qui semblait avoir carte blanche pour faire ce qu’il voulait sur la pelouse notamment le comportement de Brahim Diaz demandant à l’arbitre d’accorder le penalty.
Pape Thiaw n’a pas transgressé les règles ! Pape Thiaw a dit NON à l’injustice perpétrée par tous ceux qui pouvait décidé dans ce match. Pape Thiaw a exactement fait ce que le peuple sénégalais a toujours fait face à l’injustice : dire NON. Car le fair-play, ce n’est pas acquiescer devant l’injustice. NON ! Le fair-play, c’est de jouer et de gagner ou perdre dans la dignité. C’est finie cette époque où le Sénégal récoltait des prix fair-play après des scandales en 4K de l’arbitrage.
Le peuple sénégalais est fier de Pape Thiaw et de son équipe nationale. L’Afrique, la vraie, est fière du Sénégal. Les bureaux sombres attendaient un vainqueur, mais la justice divine a sacre le Sénégal pour le bien du football. Demain, face à une telle situation, le Sénégal sera encore debout pour dire non. Car, certes l’erreur est humaine, mais l’erreur délibérée est injuste avant d’être humaine.
wiwsport.com avec Jean Joseph









