Les Lions ont battu l’Égypte (1-0). Ils tenteront dimanche, contre le Nigeria ou le Maroc, de décrocher un deuxième titre de champions d’Afrique. Éternel sauveur de la patrie, Sadio Mané a délivré tout un peuple, grâce à son 53e but en sélection. Les joueurs de Pape Thiaw ont pu aussi compter sur une bonne défense et un énorme Idrissa Gueye, une fois n’est pas coutume, pour démasquer les Pharaons.
EDOUARD MENDY (6/10) : Un match très, mais absolument très tranquille. L’Egypte n’a pas tiré en première période, le portier des Lions a donc passé un premier acte sans grabuge. Il a un peu forcé sur ses longs ballons, même si cette belle relance vers Sadio Mane (25e) déclenche une action de tir pour le Sénégal. En seconde période, aussi, il n’a subi le moindre danger de la part des Egyptiens. La tentative de Marmoush ne l’a pas inquiété. Il a su dégager son calme sur les quelques velléités adverses après l’ouverture du score.
KREPIN DIATTA (7/10) : En première période, le latéral droit des Lions s’est bien comporté dans son couloir. Sa couverture sur Marmoush sur une perte de balle au milieu soulage sa défense (45e). Même s’il a failli se faire piéger par Ashour (67e), il s’est globalement montré impeccable dans le domaine défensif. Toujours aussi combattif, il a été présent sur tous les ballons et n’a jamais rien lâché, auteur, notamment, de deux gros retours défensifs (60e, 90e+20).
KALIDOU KOULIBALY (NON NOTÉ) : Le capitaine des Lions est sorti sur blessure dès la 23e minute. Mais sans cela, il allait aussi rater le prochain match pour son carton jaune à la 17e sur cette intervention manquée sur Marmoush. Remplacé par MAMADOU SARR (7) : Le jeune défenseur a effectué une entrée en jeu phénoménale. Il s’est rapidement mis en confiance en enchaînant deux bonnes interventions devant Marmoush (30e, 32e). Fort dans le duel avec le joueur de Manchester City, il a d’emblée cumulé efficacité et sérénité. Auteur de plusieurs interventions gagnantes, avec une omniprésence assez incroyable, et très propre avec le ballon, il a prouvé qu’il peut bien suppléer Koulibaly et que les Lions n’ont peut-être pas des soucis à se faire pour la finale.
MOUSSA NIAKHATE (8/10) : Après la sortie de Koulibaly, le Lyonnais avait un rôle beaucoup plus important à remplir. Il a bien pris ses responsabilités dans l’axe, en faisant preuve de beaucoup de solidité dans les duels, notamment sur Ashour (37e), et de justesse technique sur les transmissions. Que ce soit face à Marmoush ou Salah, il a réalisé un festival défensif. Beaucoup plus que lors des autres matchs de cette CAN, la qualité de son placement et sa vitesse ont été précieuses. Il n’a pas du tout tremblé face à Salah sur cette perte de balle de Pape Gueye (71e). Il a dégagé une forte personnalité.
EL HADJI MALICK DIOUF (8/10) : On a parfois pu lui reprocher de laisser de l’espace dans son dos et de ne pas être prompt sur les actions défensives. Ce mercredi soir, il a justement su faire preuve d’une application constante pour contrôler son couloir d’un bout à l’autre du match. Grâce, notamment, à la justesse de ses interventions, il a littéralement éteint Mohamed Salah (9e, 40e, 61e, 63e). En première période, il a fait preuve d’un soutien offensif important, en combinant avec Sadio Mane pour enclencher des séquences dangereuses, et a montré une belle qualité de centre.
HABIB DIARRA (4/10) : Une première période complètement à l’envers. A l’exception de tous ses autres partenaires, le milieu de Sunderland a brillé avec beaucoup de déchets techniques, plusieurs pertes de balle, qui ont mis sa défense dans l’embarras, et beaucoup de fautes. Averti et suspendu pour la finale, il a été logiquement remplacé dès la pause par LAMINE CAMARA (6/10). S’il a manqué un peu de justesse sur ses balles arrêtées, le milieu de l’AS Monaco a signé une bonne entrée. Son tir contré, après, notamment une belle frappe captée par El-Shenawy, a emmené le but de la délivrance de Sadio Mane.
IDRISSA GUEYE (9/10) : Mais que dire de lui de plus ? Quel bonhomme, franchement quel homme ! Excellent depuis le début de la compétitivité, le vétéran des Lions a totalement relevé le défi. Celui que lui avait proposé Hossam Hassan en lui imposant un marquage individuel d’Ashour. Il a su s’en sortir par sa première touche toujours aussi précise, ses couvertures de balle et bien plus. Il a littéralement coupé la connexion entre le numéro 8 égyptien et les deux de devant (Salah et Marmoush). Dans le travail défensif ou sur les compensations, son match fut marqué par un sens du sacrifice absolument énorme. Il a illuminé le jeu des Lions avec des récupérations de qualité sur Salah (30e), Marmoush (45e, 53e), Trezeguet (68e) ou encore Zizo (90e+1). Un match de mammouth.
PAPE GUEYE (6/10) : Sur le côté gauche du milieu de terrain sénégalais, le joueur de Villarreal a, encore une fois, apporté ce qu’on attendait de lui : son activité. Bien aidé par Gana Gueye, il a, certes, été moins brillant que ce dernier, à l’image de cette perte de balle devant sa défense (71e), mais il a imposé sa puissance dans l’entrejeu. Comme à son habitude, il a apporté sur les phases offensives. Remplacé à la 90e+1 par PATHE CISS (NON NOTÉ).
ILIMAN NDIAYE (6/10) : Le jeu des Lions s’est beaucoup plus penché sur le côté gauche, notamment en première période, mais à chaque fois qu’il recevait la balle, il a su faire des différences en mettant en difficulté la défense égyptienne sur ses dribbles et ses changements d’aile. Malheureusement, face à une défense complètement regroupée derrière, il n’a pas trouvé les bons espaces pour des tirs, à l’exception d’un tir sur un décalage de Lamine Camara où il frappe en glissant. Il a fait les efforts sur les replis défensifs. Remplacé à la 85e minute par ISMAILA SARR (NON NOTÉ).
NICOLAS JACKSON (5/10) : De retour à la pointe de l’attaque, le joueur du Bayern Munich a eu un match pas évident. On l’a bien senti en jambes dans la demi-heure de jeu. Avec un jeu en pivot efficace sur l’entame, de bonnes protections de balle et beaucoup de mobilité. Il a aussi beaucoup dézoné, a fait preuve de justesse techniques sur ses prises de balle, et n’a pas hésité à tenter (19e). Ce fut beaucoup plus dur en seconde période, même si son effort sur le but des Lions est à saluer. Remplacé à la 85e minute par CHERIF NDIAYE (NON NOTÉ).
SADIO MANE (8/10) : Il n’a pas été en réussite pendant les 20 premières minutes, subissant un marquage très serré de la part de Yasser Ibrahim et Mohamed Hany, qui l’ont constamment chassé dans le couloir gauche. Puis il s’est mis à décrocher et a permis de déclencher quelques actions dangereuses (19e). Plus axial en seconde période, il a réussi à jouer dans le bon tempo. Et qui d’autre que lui pour envoyer le Sénégal à sa quatrième finale de CAN ? À la suite d’une première attaque repoussée par la défense égyptienne, et une première frappe sénégalaise, il a reçu le ballon, il n’a pas tergiversé et a décoché une frappe puissante, à ras-de-terre, qui a perforé le mur adverse et le gardien El-Shenawy. La délivrance.
PAPE THIAW (8/10) : Sa préparation du match a été bonne, mais son choix d’aligner encore Habib Diarra, qui était déjà en difficulté sur les deux derniers matchs, a été osé. Mais il a su rectifier en sortant le milieu de terrain de Sunderland dès la pause. Son équipe avait un plan de jeu clairement établi – contourner le bloc égyptien, patienter et ne pas offrir des contres-attaques – et elle s’y est tenue à merveille. Les Lions n’ont peut-être pas eu de grosses situations mais ils n’ont concédé aucune occasion. Le choix de faire entrer Mamadou Sarr, plutôt qu’un autre défenseur, est apparu essentiel pour le jeu sénégalais. Tout comme la rentrée de Lamine Camara.
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