Pour cette 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, les quatre équipes qualifiées pour les demi-finales – le Sénégal, le Nigeria, le Maroc et l’Égypte – sont dirigées par des techniciens africains et locaux, une première qui confirme la montée en puissance et l’expertise des entraîneurs africains.
Interrogé sur ce phénomène, le sélectionneur des Lions a tenu à rendre hommage à ses pairs : « Aujourd’hui, le résultat mérite la reconnaissance des coaches locaux. Les quatre dernières équipes sont entraînées par des fils du pays, donc c’est quelque chose d’extraordinaire. Là, vous parlez de salaire, mais moi je n’aime pas trop parler d’argent, comme je l’ai toujours dit. Mon sort n’est pas important, le plus important, c’est aujourd’hui, c’est le Sénégal. On fera tout pour le remettre très très haut. »
Demain, Pape Thiaw retrouvera sur le banc un ancien adversaire qu’il a affronté lorsqu’il était joueur, lors d’un Sénégal – Égypte en CAN. Aujourd’hui, la situation a changé, les deux hommes se retrouvent en tant que sélectionneurs, et pour le coach sénégalais, il n’y a pas de place pour les querelles personnelles, seule la qualification compte. « Le sélectionneur d’Égypte est en train de faire son chemin en tant que coach et en tant que joueur. Il a montré vraiment des choses magnifiques, il a été champion d’Afrique. Malheureusement, moi je ne l’ai pas été, j’ai été finaliste. J’aurais bien aimé être champion d’Afrique en étant seulement coach principal », a confié Thiaw. « Mais maintenant, il n’y a pas de match, c’est Sénégal contre l’Égypte, c’est une demi-finale de la CAN. Et c’est le Sénégal qui a envie d’aller chercher ce trophée », a-t-il conclu.
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