Le milieu de terrain des Lions a fait face à la presse, revenant sur l’accueil exceptionnel que les supporters sénégalais ont réservé à l’Equipe Nationale, lors de son dernier entraînement au Sénégal, avant son départ pour le Maroc.
Ressentez-vous de la pression après cet après-midi au Stade LSS ?
Ce n’est pas une pression. Au contraire, c’est une motivation supplémentaire de venir ici et retrouver notre public. On a pas eu la chance de faire un match amical avant la CAN, alors le coach a eu l’idée de venir à ici, à Dakar et faire cet entraînement devant notre public, pour qu’on puisse montrer à tous ces nouveaux joueurs que tout le peuple sénégalais est derrière nous, qu’il compte sur nous et qu’il nous envoie en mission. Mais, après cet enterrement, il faut rester concentrés, rentrer dans notre bulle et pouvoir aller à cette CAN essayer de la gagner.
Que vous rappelle le Stade Leopold-Sedar-Senghor ?
Je ne ressens que de bons souvenirs, beaucoup de fierté et beaucoup de frissons quand on entend ce public crier le nom du Sénégal. Ils sont venus nous soutenir et nous montrer leur amour et leur fierté de représenter ce pays. C’est une fierté, un immense plaisir pour nous d’être là aujourd’hui. C’est pour ces moments qu’on joue au foot. Ça nous booste encore plus et nous donne envie de commencer la CAN dès demain. Mais à nous de rester concentrés, y aller avec beaucoup d’humilité.
C’est bien de passer ces moment-là avec notre public, mais il ne faut pas oublier que notre objectif est d’aller faire une bonne CAN. Cela passera par un bon groupe. Ce n’est pas seulement les titulaires qui vont gagner cette CAN. On a un groupe bien équilibré avec des joueurs expérimentés, d’autres qui ont moins d’expérience, mais avec beaucoup d’insouciance sur le terme. C’est un bon mix et nous espérons que ça va bien marcher à la CAN
Selon-vous, le Sénégal part-il favori pour cette CAN ?
Ce n’est pas la première fois, avant de partir à une CAN,, que beaucoup de journalistes nous collent l’étiquette de favoris. Mais il faut laisser ce genre de choses au journalistes, c’est juste des statistiques en dehors du terrain. Le plus important se passe sur le terrain. Et je pense que ce ne sont pas les favoris qui gagnent la CAN à chaque fois. On l’a vu lors de la dernière CAN… À nous de tirer les bonnes leçons de cette CAN et de rester concentrés du début jusqu’à la fin.
Que pensez-vous de la décision de la FIFA de retarder l’arrivée des joueurs ?
C’est une décision qui a été prise et qu’on respecte en tant que joueur. Ce n’est pas nous qui prenons les décisions. Si on a des choses à dire, il faudra le dire en dessous ou aller voir les autorités. Ce ne sera pas devant les caméras qu’on va faire ça. En tant que joueur, il faut rester concentré. On est là pour jouer au foot, pas pour faire des polémiques. Ces conditions sont pareilles pour toutes les autres équipes. À nous d’aller à cette CAN essayer de la gagner, c’est tout..
Quelles leçons pensez-vous avoir tiré de ces différentes CAN, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, par exemple ?
C’est Dieu qui donne, et il donne à qui il veut, à n’importe quel moment, sans demander la permission à personne. Ce n’est pas la meilleure équipe qui gagne la CAN. C’est souvent le meilleur groupe, avec beaucoup de solidarité, de moments forts et des moments faibles. Et c’est justement pendant ces moments faibles-là qu’il faut rester un bon groupe, on se parlant et en se disant les vérités, en restant soudés du début à la fin, et, surtout, avoir les prières de nos familles et de notre pays. Et, ensuite, prendre le plaisir sur le terrain et essayer de gagner cette CAN.
Ressentez-vous dans la Tanière une ambiance similaire à celle de la CAN 2021 ?
Bien sûr que la Tanière vit bien. On est dans notre continuité, rien n’a changé. Le groupe vivait aussi très, très bien à la dernière CAN. Mais, malheureusement, on est sorti en huitièmes de finale. Il faut accepter, apprendre de nos erreurs et continuer à travailler sur le terrain.
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