L’un des points saillants de l’assemblée générale d’information du comité national de gestion de la lutte qui s’est tenue la semaine passée est la mise en place d’une fédération. Cette recommandation faite au bureau du CNG lors de son installation en 2020 n’a toujours pas vu le jour. Selon les acteurs, il faut structurer les composantes de la lutte pour y arriver.
Pourquoi une fédération de lutte tarde à voir le jour ? Une question qui revient sans cesse à chaque nouvelle saison. Le sujet a été abordé lors de l’AGI du CNG qui coïncide avec la fin du mandat du comité exécutif. Ce projet risque de ne pas voir le jour de sitôt selon les interventions recueillis lors de cette rencontre des acteurs de la lutte.
Interpellé sur le sujet, pour savoir où en est le CNG concernant les textes à soumettre à l’autorité, Sitor Ndour de répondre. Selon l’arbitre, si une fédération devait voir le jour maintenant, il faudrait repousser le début de la saison au mois d’avril prochain, afin de tout mettre en place. « Les textes sont écrits par nous, et nous sommes conscient que c’est un gros travail à faire. Dans une fédération de lutte, ce sont les écuries qui vont voter. Il faudra structurer tout cela et nous ne sommes pas encore prêt pour cette organisation. Si cela devait se faire, la fédération verra le jour au mois d’avril ou mai prochain. C’est un projet réalisable mais dans les années à venir » a-t-il expliqué.
Nommé par le ministre des sports Matar Ba en 2020 pour succéder à Alioune Sarr, Bira Sene va boucler son mandat le 30 septembre prochain. Selon le président du CNG, il faut « voir les voies et moyens de migrer vers une fédération. On nous a fait comprendre que ce n’est pas comme cela qu’une migration se fait. Il faut des structures de bases fortes et également une préparation et un accompagnement pour y arriver. Parce que c’est dans le domaine de l’électif. On n’en est pas encore là mas on travaille en ce sens pour voir la proposition à faire à l’autorité ».
Prenant la parole, le promoteur Makane Mbengue affirme que la lutte sénégalaise n’a pas besoin, du moins pour le moment, d’une nouvelle structure outre que le CNG. « La fédération, je dis que ce n’est pas le moment. Le CNG fonctionne comme il se doit donc nous ne devons pas nous empresser à vouloir passer en une fédération » a-t-il déclaré.
Venu présider l’AGI, le directeur des activités physiques et sportives (DAPS) du ministère des sports, Gilbert Mbengue invite l’instance à renforcer la structuration de ses composantes. « Il y a eu des concertations sur la lutte qui se sont tenues, il y a quelques années, et il était annoncé un processus de mise en place d’une fédération. Il faut d’abord des prérequis, qu’il y ait un certain niveau de structuration des associations, des écoles de lutte qui seront les membres. Nous avons constaté qu’au niveau des associations, il faut un renforcement de la structuration des écoles de lutte. Tant qu’elles ne le sont pas, on ne peut pas enclencher le processus. C’est pourquoi j’ai encouragé l’ensemble des acteurs à renforcer la structuration des écuries et écoles de lutte dans la perspective de mise en place d’une fédération qui va se faire mais progressivement ».
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