Le gouvernement du Sénégal a démenti vendredi des informations selon lesquelles l’Etat avait contribué au paiement de la caution ou des frais d’avocats de l’ancien patron de l’athlétisme mondial, Lamine Diack, mis en cause en France dans des affaires de corruption.
« Le Sénégal dément l’information qui a été donnée selon laquelle le gouvernement a versé de l’argent à M. Lamine Diack. C’est une information non-fondée, incorrecte et démentie », a dit devant la presse le porte-parole du gouvernement, Oumar Gueye.
Le quotidien L’As écrivait cette semaine que l’Etat sénégalais avait versé 160.000 millions de francs CFA (244.000 euros) pour la défense de M. Diack. Le journal suggérait aussi que cet argent pouvait avoir servi au règlement d’une caution pour que M. Diack recouvre sa liberté de mouvement.
« Un Etat a comme mission d’apporter assistance à ses concitoyens en détresse, que ce soit à l’extérieur ou même à l’intérieur », a dit le porte-parole du gouvernement, mais « c’est une information erronée, il n’y a pas eu de versement de caution ou quoi que ce soit pour la libération de notre concitoyen Lamine Diack ».
M. Diack, 87 ans, ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF, 1999-2015), est rentré au Sénégal le 10 mai pour la première fois depuis 2015 et sa mise en cause judiciaire.
Il a été condamné le 16 septembre 2020 à Paris à quatre ans de prison, dont deux ferme, et 500.000 euros d’amende, notamment pour avoir caché des cas de dopage en Russie ou retardé des sanctions contre des athlètes russes dopés en échange de financements et pour favoriser des négociations de sponsoring et de diffusion avec la Russie.
Il a fait appel de cette condamnation.
En attendant un procès en seconde instance, il était empêché de quitter la France en raison de son implication présumée dans un second dossier, encore non jugé, et de la confiscation de son passeport.
La juge chargée des investigations a récemment levé son interdiction de quitter le territoire contre le versement d’une caution de 500.000 euros.
Dans ce second dossier, M. Diack est mis en examen depuis le 27 mars 2019, toujours pour corruption, dans le cadre des attributions des JO-2016 de Rio et 2020 de Tokyo, mais aussi dans les processus d’attribution des Mondiaux d’athlétisme de Pékin en 2015, puis des Mondiaux 2017 et 2019, pour lesquels le Qatar était candidat.
lal/jf
AFP – Agence France-Presse









