Prévu le 13 mars passé, le lancement de la BAL est reportée en raison de la Covid-19. Ce jeudi, le président de cette nouvelle ligue africaine de la NBA apporte ses assurances quant à la tenue de cette compétition. Amadou Gallo Fall a fait une mise au point du travail qu’effectue la BAL et des changements sur le format initial.
Tant attendue, la BAL tarde à réussir son premier lancer franc. A l’image de plusieurs compétitions sportives dans le monde, elle est aussi victime de la pandémie. Toutefois, annuler cette première en Afrique n’est pas à l’ordre du jour selon le président de la ligue africaine de basketball. « On a reporté le lancement à une semaine de sa tenue et jusqu’ici les conditions ne permettent pas de jouer… Mais toujours nous continuons de travailler à distance, au quotidien, pour planifier le lancement de notre saison inaugurale avant la fin de cette année » a déclaré Amadou Gallo Fall en visio-conférence.
Le format va changer…
« Nous avons pris beaucoup de temps à évaluer l’évolution de la pandémie. Nous travaillons étroitement avec les organismes de santé et les autorités des pays pour savoir quels seront les meilleures positions à prendre. Evidemment, vu le temps écoulés, vous comprendrez que le format va changer. Les différentes possibilités que nous avons actuellement ne sont plus comme avant où on pouvait jouer les tournois dans 7 villes inclut la phase finale à Kigali. Nous sommes en train de travailler sur ça. Mais il est encore prématuré de l’annoncer »
La BAL regroupe 12 équipes réparties en deux conférences. Initialement, la compétition devait se dérouler dans 7 villes africaines. Dakar était d’ailleurs choisi pour abriter la première journée. Le format va changer.
« Vu les changements et les circonstances, ce qui va être déterminant c’est de pouvoir partir dans des cadres où l’opportunité se présente. Des cadres où on aura plus de « garantis », d’organiser cet événement avec le maximum de conditions de protection et de sécurité. Par exemple: est-ce que les rassemblements sont encore autorisés dans le pays choisi? Mais ce n’est pas définitif » souligne t’il. Même s’il rassure qu’aucun pays n’a désisté quant à la réception de l’événement. Les équipes sont toujours engagées pour participer.
Le lancement avant 2021 si et seulement si…
« Je suis confiant mais encore une fois tout est conditionnel »
« Ce qui prime le plus c’est la sécurité et la santé des supporters et des équipes aussi. Il y’a plusieurs facteurs par rapport à l’ouverture des frontières internationales et les conditions de voyage. Nous envisageons au plus tard possible à la fin du mois de novembre- début décembre » a t’il déclaré. Rassurant au passage qu’il est réaliste de lancer la saison inaugurale même si beaucoup de championnats sont à l’arrêt.
La BAL pourrait s’inspirer de la saison NBA arrêté depuis le 12 mars et qui reprend le 30 juillet prochain. « On s’adapte à cette situation. Et de plus en plus dans le monde, les gens apprennent à vivre avec. On ne va pas s’entêter à démarrer dans des situations intenables. Pour nous, c’est réaliste dans la mesure où si c’est impraticable, si les conditions que nous recherchons ne sont pas réunis ,parce que nous nous sommes assignés des conditions à réunir du point de vue médical, logistique pour reprendre. Tout en sachant qu’on se réserve le droit de changer d’avis si les tendances qu’on voit actuellement changent… Je suis confiant mais encore une fois tout est conditionnel. Nous ne sommes pas pressés et nous n’avons pas à forcé un lancement cette année. Mais si les conditions les permettent pourquoi pas ».
Même s’il y’aura des changements sur le format de la première édition, le souhait serait de revenir à le modèle initial pour les prochaines éditions. Faire de la BAL, une compétition panafricaine qui a un impact sur plusieurs villes, plusieurs pays et encourager cette intégration de l’Afrique.
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